Le 16 mai 2025, le ministère togolais de la Santé a confirmé la présence d’un premier cas de variole du singe,Mpox ou encore variole simienne dans le district sanitaire du Golfe, à Lomé. La patiente, une jeune femme âgée de 22 ans, est actuellement suivie dans une unité spécialisée en maladies infectieuses. Son état est stable et sous contrôle. Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent à une vigilance accrue, mais sans céder à la panique, tout en insistant sur l’importance des gestes de prévention.
Qu’est-ce que la variole du singe (Mpox)?
La variole du singe, connue également sous le nom de Mpox, est une maladie virale rare mais contagieuse, causée par un virus de la même famille que celui de la variole humaine. Elle tire son nom des premiers cas détectés chez des singes de laboratoire dans les années 1970, mais le réservoir principal est probablement animal (rongeurs sauvages).
Comment se transmet la variole du singe ?
La transmission se fait :
- Par contact direct avec une personne infectée (lésions cutanées, fluides corporels, gouttelettes respiratoires)
- Par contact avec des objets contaminés (vêtements, literie, ustensiles)
- Très rarement, par des animaux infectés
La maladie n’est pas une IST, mais des contacts rapprochés, notamment sexuels, peuvent favoriser la transmission.
Quels sont les symptômes de la variole du singe ?
Les symptômes apparaissent entre 5 et 21 jours après l’exposition au virus. Ils incluent :

- Fièvre soudaine
- Fatigue intense
- Ganglions enflés (cou, aisselles, aine)
- Douleurs musculaires
- Éruptions cutanées (visage, paumes, plantes des pieds, puis tout le corps)
Les boutons évoluent en cloques, puis en croûtes, et disparaissent en général après 2 à 4 semaines.
Le premier cas confirmé concerne une jeune femme résidant dans le Golfe. Dès l’apparition de symptômes évocateurs, elle a été orientée vers un centre de santé, puis transférée dans une structure spécialisée pour isolement et soins. Une enquête épidémiologique est en cours pour identifier les personnes ayant été en contact avec elle.
Comment se protéger efficacement ?
Les gestes de prévention recommandés par le ministère de la Santé :
- Se laver les mains régulièrement à l’eau propre et au savon
- Éviter les contacts directs avec les personnes présentant des symptômes suspects
- Ne pas manipuler les objets personnels (vêtements, draps, téléphones…) d’un malade
- Porter un masque si vous êtes en contact étroit avec une personne malade
- Consulter rapidement un professionnel de santé en cas de symptômes
Que faire en cas de suspicion ?
Si vous ou l’un de vos proches présentez des signes ressemblant à ceux de la variole du singe :
- Évitez tout contact avec autrui
- Appelez ou rendez-vous au centre de santé le plus proche
- Ne vous automédiquez pas
- Respectez les consignes médicales
Le traitement est essentiellement symptomatique, mais une prise en charge rapide limite les complications.
La variole du singe reste dans la majorité des cas une maladie bénigne, surtout chez les adultes en bonne santé. Toutefois, elle peut se révéler plus sérieuse pour les personnes immunodéprimées, les enfants et les femmes enceintes. C’est pourquoi il est essentiel d’adopter une attitude responsable et de ne pas minimiser les risques.
Le rôle de chacun dans la lutte contre la variole du singe
La riposte ne repose pas uniquement sur l’État ou les professionnels de santé. Chaque citoyen peut contribuer :
- En s’informant correctement
- En respectant les mesures d’hygiène
- En luttant contre la désinformation et la stigmatisation
- En signalant les cas suspects sans peur ni honte
Restons vigilants, ensemble
La détection d’un premier cas de variole du singe à Lomé ne doit pas semer la panique. Elle rappelle simplement que la santé publique est l’affaire de tous. En adoptant les bons réflexes et en suivant les recommandations officielles, nous pouvons empêcher la propagation de la maladie et protéger nos proches, nos communautés et notre pays.



















