En 2024, le Togo a renouvelé son attractivité économique avec l’octroi d’agrément à 37 projets d’investissement pour un montant total de 237 milliards FCFA. Ces chiffres, révélés par le Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers, illustrent la confiance croissante des investisseurs dans le climat des affaires togolais. Parmi les projets validés, 12 bénéficient du régime de la zone franche, 22 sont admis au code des investissements, et 3 relèvent du statut spécifique de la zone franche dédiée au textile et à l’habillement. Cette diversification témoigne de la maturité de l’écosystème économique togolais et de sa capacité à attirer des secteurs variés.

Les investissements directs étrangers (IDE) représentent une part significative de ce montant, avec 22 projets portés par des investisseurs internationaux. Ces initiatives, concentrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics (BTP), de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie, mobilisent 156 milliards FCFA, soit 66 % du total des investissements. Dans le même temps, les investissements directs nationaux (IDN) ne sont pas en reste, avec 15 projets financés à hauteur de 81 milliards FCFA (34 % du total). Ces projets se focalisent principalement sur l’agroalimentaire, l’agro-industrie et la plasturgie, renforçant ainsi la résilience de l’économie locale.
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires au Togo. Les efforts du pays ont déjà porté leurs fruits, comme en témoigne sa note de 61 sur 100 dans le rapport B-Ready 2024 de la Banque mondiale, qui évalue les environnements économiques de 50 pays. Rappelons qu’en 2020, le Togo avait déjà enregistré une hausse spectaculaire de 85 % des IDE, passant de 191 à 352,5 milliards FCFA. À terme, la mise en œuvre de ces projets devrait générer la création de 4 548 emplois permanents sur le territoire togolais, selon les prévisions officielles. Une perspective encourageante pour le développement socio-économique du pays.



















