
Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a été reçu hier mardi 13 octobre 2026 à Pékin par son homologue chinois, Xi Jinping. À l’issue de leur entretien, les deux dirigeants ont annoncé le relèvement de leurs relations bilatérales au rang de « communauté d’avenir partagé Chine-Togo à l’ère nouvelle ». Une formule qui marque une nouvelle étape dans un rapprochement engagé de longue date.
Le dirigeant chinois s’est avant tout félicité de la qualité du partenariat historique entre les deux pays. Il a souligné la convergence de vues qui le caractérise. « L’amitié et la coopération entre nos deux pays reposent sur une large convergence de vues et offrent de belles perspectives », a-t-il déclaré. Il a également salué les orientations de développement du Togo, évoquant un pays « solidement engagé dans la réforme et le développement, conformément à ses réalités nationales ».
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Faure Gnassingbé a à son tour marqué son adhésion à la proposition d’élever le partenariat à un niveau supérieur. Le chef de l’exécutif togolais a réaffirmé l’attachement de Lomé à une coopération « étroite, équilibrée et mutuellement bénéfique ». Il a surtout insisté sur la nécessité de traduire les intentions en résultats visibles. « Notre coopération doit désormais se mesurer à ce qu’elle apporte à nos populations, en opportunités, en compétences, en emplois et en savoir-faire », a-t-il affirmé.
Le rapprochement diplomatique s’appuie sur une réalité commerciale en pleine expansion. En 2025, les échanges entre le Togo et la Chine ont atteint 5,43 milliards de dollars. Cela représente une hausse de 55 % sur un an, selon des chiffres communiqués par l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min. La Chine demeure le premier fournisseur du pays. En septembre 2024, les deux États avaient déjà hissé leurs relations au rang de partenariat stratégique global.
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Cette dynamique ne suffit toutefois pas à mesurer les retombées réelles. La progression des échanges témoigne du rapprochement, mais elle ne dit rien de son impact sur la production locale, l’emploi ou l’équilibre de la balance commerciale. C’est précisément là que se situe l’enjeu pour Lomé : transformer les annonces en investissements, en transferts de compétences et en créations d’emplois.
Le séjour chinois de Faure Gnassingbé a été marqué par plusieurs étapes. Dans la province du Shaanxi, il a visité un parc de démonstration de l’agriculture intelligente. Cette infrastructure mobilise l’intelligence artificielle et la robotique pour optimiser la production. Un mémorandum d’entente a été signé entre la province chinoise et la région de la Kara, afin de renforcer leur coopération décentralisée.
Shaanxi, Xiamen et la diversification des coopérations
À Xiamen, le 11 octobre, le dirigeant togolais a abordé les enjeux de sécurité maritime et de gouvernance des océans. La coopération autour de la diversité biologique marine et la prospérité des zones industrielles figuraient également au menu des discussions. Ces échanges complètent le volet économique du partenariat, en l’ouvrant à des domaines moins explorés jusqu’ici.
Peu avant sa rencontre avec le président chinois, Faure Gnassingbé s’était entretenu avec Zhao Leji, président du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération interparlementaire et sur le rôle des institutions représentatives dans le rapprochement entre les deux pays. La journée a également été marquée par le dépôt d’une gerbe au Monument des Héros du Peuple, sur la place Tian’anmen. Un geste solennel, par lequel le président du Conseil a rendu hommage aux héros de la nation chinoise.
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