Succès

Enseignement supérieur : Faure Gnassingbé inaugure le nouveau visage de l’Université de Kara

C’est un geste qui dit plus qu’un simple ruban coupé. Ce vendredi 24 avril 2026, à la veille du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a inauguré les nouvelles infrastructures de l’Université de Kara. Un acte qui consacre bien plus qu’une extension immobilière : l’aboutissement d’une promesse et la matérialisation d’une vision. Le chemin parcouru depuis la création de l’établissement en 2004 est considérable. D’une structure modeste adossée à l’ancienne école normale d’instituteurs, l’Université de Kara est devenue un pôle académique structuré, déployé sur plus de 125 hectares. La première phase du projet, livrée ce vendredi, totalise près de 18 600 m² de surface utile.

Les nouveaux bâtiments redessinent le paysage du campus. La Faculté des sciences de la santé, l’Institut supérieur des métiers de l’agriculture, l’Institut polytechnique et de l’innovation, la Présidence de l’université et un restaurant universitaire baptisé « Apatam Moderne » composent ce premier ensemble. Des infrastructures qui ne se contentent pas d’ajouter des mètres carrés : elles instaurent un nouveau standard, où la qualité des équipements rejoint l’ambition académique. Sur le plan architectural, le campus a été pensé selon des standards contemporains : espaces ouverts, ventilation naturelle, circulation fluide. L’Apatam Moderne, en particulier, incarne la rencontre entre modernité et héritage culturel. Un lieu de convivialité conçu pour tisser les liens invisibles qui font une communauté universitaire.

L’originalité du projet tient aussi à son modèle de gouvernance, fondé sur un partenariat public-privé. L’ensemble s’inscrit dans une démarche durable, attentive aux réalités climatiques et socioculturelles du nord du pays. Mais c’est la projection qui donne la mesure de l’ambition. À l’horizon 2040, le campus devrait s’étendre sur près de 250 000 m² et accueillir jusqu’à 30 000 étudiants. Neuf facultés, une bibliothèque centrale, un centre hospitalier universitaire, des résidences pour 10 000 étudiants, des espaces verts et de loisirs, ainsi que des infrastructures administratives et hôtelières viendront compléter ce pôle d’excellence.

L’Université de Kara est ainsi appelée à devenir un levier de transformation économique, sociale et territoriale pour tout le nord du Togo, avec un rayonnement attendu bien au-delà des frontières nationales. L’inauguration de ces infrastructures illustre une conviction portée par le Président du Conseil et résumée en trois verbes : protéger, préserver, transformer. Protéger le potentiel de la jeunesse, préserver les acquis, et transformer l’outil éducatif en moteur de développement. À Kara, cette conviction a désormais des murs, des amphithéâtres et des laboratoires. Elle a aussi un horizon : faire du savoir le premier gisement stratégique du Togo.

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