« Ecole de la Chance » : Des formations gratuites aux métiers pour 1500 jeunes filles du Grand Lomé
Le gouvernement togolais a annoncé ce mercredi le lancement de l’« École de la chance », un dispositif de formation gratuite destiné à 1 500 jeunes filles vulnérables ou déscolarisées du Grand Lomé. Portée par le projet SWEDD+, l’initiative entend offrir une réponse concrète aux défis croisés du chômage des jeunes et de la déscolarisation. Le programme, piloté conjointement par le ministère de la Planification du développement avec l’appui du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, et de l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM), cible en priorité les jeunes filles ayant interrompu leur parcours scolaire ou n’ayant jamais été scolarisées. L’objectif est clair : briser le cycle de la précarité par l’acquisition rapide de compétences techniques.
Les bénéficiaires suivront une formation qualifiante de courte durée, étalée sur trois à six mois, dans huit filières professionnelles retenues pour cette phase pilote. Dans le domaine du textile et de la mode : couture dame africaine, mercerie, broderie. Côté beauté et soins : coiffure et tresse, confection de perruques, esthétique et make-up, esthétique et pédicure-manucure. L’objectif est de renforcer les compétences techniques des bénéficiaires pour améliorer leur accès à l’emploi salarié et à l’auto-emploi. Ces formations seront dispensées par des centres et ateliers professionnels recrutés sur appel à candidatures. Pour postuler, il faut être une jeune fille togolaise âgée de 18 à 24 ans, sans emploi ou en reconversion professionnelle, déscolarisée ou jamais scolarisée. Les anciennes apprenties et celles ayant entamé une formation sans la terminer sont également encouragées à candidater.
Les inscriptions, entièrement gratuites, sont ouvertes du 6 au 20 mai prochain, les jours ouvrables de 7h à 12h et de 14h30 à 17h30. Les dossiers peuvent être déposés dans les Chambres communales de métiers (CCoM), à la Chambre Régionale de Métiers du Grand Lomé (CRM-DAGL) à Bè-Château, au siège de l’UCRM à Casablanca, à la Maison des jeunes d’Amadahomé et dans les Centres de jeunes d’Adetikope, Togblekope et Avédji. Cette première phase se concentre dans le District autonome du Grand Lomé avant une éventuelle extension à d’autres régions. Selon les données officielles, le programme ambitionne d’impacter à terme plus de 105 000 filles et jeunes femmes togolaises.
Les pièces à fournir se limitent à une photocopie de pièce d’identité (CNI, e-ID, carte d’électeur) et une copie de la dernière attestation obtenue pour les déscolarisées, ou une attestation de formation pour les candidates en reconversion.



