Le Togo fait face à une situation préoccupante dans son secteur avicole, après la découverte de plusieurs cas d’influenza aviaire hautement pathogène H5N1 dans les préfectures de Sotouboua, Vo et Tchaoudjo. Ce virus a déjà touché plus de 6 500 volailles à travers ces zones, affectant différents types d’exploitations, allant des fermes modernes aux élevages traditionnels.
À Sotouboua, l’infection a été confirmée dans une exploitation avicole, qui abrite près de 2 928 poules pondeuses. Dans la préfecture de Vo, un élevage semi-moderne de 3 439 poules pondeuses a également été frappé, tandis qu’à Tchaoudjo, un élevage traditionnel, composé de 165 volailles, comprenant des poules locales et des poulets de chair, a été touché par le virus.
Pour lutter contre la propagation de la maladie, le gouvernement togolais a mis en place des mesures urgentes et rigoureuses. Cela inclut l’abattage immédiat des volailles infectées et de celles situées dans un rayon de trois kilomètres autour des foyers d’infection. Tous les produits dérivés des volailles, ainsi que les matériels d’élevage, seront détruits, et les installations concernées feront l’objet d’une désinfection approfondie.
Les autorités ont aussi pris la décision d’interdire les déplacements de volailles, de leurs produits, et des aliments destinés aux volailles dans les régions affectées. En outre, tous les marchés de volailles et les magasins d’alimentation animale dans ces zones seront fermés pendant un mois pour limiter toute transmission du virus à d’autres régions du pays.
Ces mesures ont pour objectif de maîtriser l’épidémie et protéger la filière avicole, qui est un secteur clé de l’économie nationale. Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé que des indemnités seront versées aux éleveurs concernés, selon les critères définis par la politique de compensation en vigueur.
Les autorités sanitaires appellent les éleveurs et les populations à rester vigilants et à suivre scrupuleusement les recommandations en matière de biosécurité pour éviter la propagation de cette grippe aviaire. Elles assurent que la situation sera suivie de près et encourage tout signalement de cas suspects pour mieux contrôler l’épidémie et préserver la santé publique.



















