
La Banque africaine de développement (BAD) veut renforcer son partenariat avec le Togo dans le domaine de la recherche scientifique. En fin de semaine dernière, le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Gado Tchangbedji, s’est entretenu avec le représentant résident de la BAD à Lomé, Pascal Yembiline. Objectif : mobiliser l’institution panafricaine autour des priorités nationales en matière d’innovation et de développement technologique. Le ministre a détaillé les ambitions du pays. Il a sollicité un accompagnement de la BAD pour les initiatives qui stimulent la recherche et favorisent l’émergence de solutions technologiques locales. L’institution s’est montrée réceptive.
Plusieurs pistes concrètes ont été explorées. La construction ou la modernisation d’infrastructures de recherche, le renforcement des programmes de formation, la création d’incubateurs pour les start-up et la mise en place d’outils de financement destinés aux jeunes innovateurs figurent parmi les chantiers prioritaires. La BAD pourrait également ouvrir aux équipes togolaises l’accès à des réseaux scientifiques régionaux et internationaux.
Autre axe majeur évoqué : tisser des liens solides entre les universités, les centres de recherche et le secteur privé. L’objectif est de transformer les découvertes en applications concrètes, génératrices de valeur économique et d’emplois.
La PNRI, socle de l’ambition togolaise
Le Togo dispose d’un cadre stratégique déjà bien établi avec sa Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI). Ce document fixe une ambition claire : réduire la dépendance technologique du pays, renforcer sa souveraineté dans les secteurs clés et accroître son attractivité auprès des investisseurs. L’intérêt manifesté par la BAD vient consolider cette dynamique. Les échanges de la semaine dernière tracent la voie d’un partenariat structurant. Reste à en finaliser les modalités opérationnelles.



