Infos

Cinquantenaire de la Cedeao : Le sommet à nouveau reporté, Lomé reste l’hôte pressenti.

Le sommet du cinquantenaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne se tiendra pas à la fin du mois de mai comme prévu. L’événement, qui devait se dérouler à Lomé sous les auspices du président Faure Gnassingbé, a été une nouvelle fois reporté. Aucune date n’a été arrêtée pour le moment. Ce contretemps ne remet toutefois pas en cause la place centrale du Togo dans le dispositif régional. Ce report allonge une liste déjà longue. La célébration avait d’abord été envisagée pour le dernier trimestre 2025. Elle a ensuite été décalée à plusieurs reprises.

L’organisation régionale affiche toujours sa volonté de maintenir ces festivités. Mais en coulisses, plusieurs capitales ouest-africaines jugent le contexte actuel peu favorable à un sommet d’une telle ampleur. Certaines plaident même pour un ajournement pur et simple. Cette rencontre devait pourtant constituer le point d’orgue des célébrations lancées il y a un peu moins d’un an. Si le sommet est repoussé, le choix de Lomé pour l’accueillir ne fait pas débat. Le Togo a patiemment construit une image de terre de dialogue et de médiation dans la sous-région. La capitale togolaise a abrité, au fil des décennies, de nombreuses négociations régionales. Cette tradition de bons offices, incarnée par Faure Gnassingbé, confère au pays une légitimité intacte pour abriter ce type de rendez-vous.

En attendant des jours meilleurs, Lomé continue d’œuvrer discrètement pour rapprocher les positions et créer les conditions d’un sommet réussi. La Cedeao traverse l’une des graves crises de son histoire. Les départs successifs du Mali, du Burkina Faso et du Niger, désormais unis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont profondément ébranlé l’institution. Ces trois pays ont rompu avec l’organisation régionale. Leur retrait a réduit le périmètre géographique de la Communauté. Il a aussi alimenté une contestation inédite de son leadership. D’autres lignes de fracture subsistent entre les États restés membres. Des rivalités diplomatiques, des divergences sur la gouvernance et des contentieux bilatéraux continuent de peser sur la cohésion du bloc.

Dans ce contexte délicat, la posture du Togo fait la différence. Ni donneur de leçons, ni parti pris, Lomé cultive le dialogue. Ce positionnement renforce son attractivité diplomatique. Lorsque les tensions régionales s’apaiseront, la capitale togolaise sera prête à accueillir un sommet qui pourrait bien marquer la renaissance de la Cedeao. Un rôle de facilitateur que le Togo entend continuer à jouer pleinement.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page