Togo : Un recensement inédit des structures de l’économie sociale et solidaire pour mieux orienter l’action publique

Le gouvernement togolais a lancé une vaste opération de recensement de toutes les entités relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS). Pilotée par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, cette initiative vise à dresser une cartographie exhaustive des structures actives sur l’ensemble du territoire national. Concrètement, il s’agit de constituer une base de données fiable et actualisée. Coopératives, mutuelles, associations à vocation économique et groupements communautaires sont invités à se faire connaître en renseignant un formulaire mis à disposition en ligne. L’objectif : améliorer la connaissance d’un secteur longtemps resté dans l’angle mort des statistiques officielles.
Le ministère de tutelle attend beaucoup de cette collecte. Les informations recueillies permettront d’orienter plus finement les politiques publiques. Elles serviront aussi à renforcer les dispositifs d’accompagnement déjà en place. Enfin, elles aideront à identifier avec précision les besoins des acteurs de terrain, qu’il s’agisse de formation, d’accès au crédit ou d’appui technique. Ce recensement doit également préparer le terrain à de futures consultations entre les pouvoirs publics et les organisations du secteur. Structuration des filières, mécanismes de financement adaptés, stratégies de développement : autant de sujets qui pourront être abordés sur la base de données objectives et partagées.
Au Togo, l’économie sociale et solidaire pèse lourd dans le tissu économique. Elle intervient dans des domaines aussi variés que l’agriculture, l’artisanat, la transformation agroalimentaire, les services et la finance inclusive. Elle constitue un levier majeur de création de revenus. Elle joue également un rôle moteur dans l’insertion économique des populations les plus vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes. En dotant ce secteur d’une cartographie nationale, le gouvernement se donne les moyens d’en faire un pilier à part entière de sa stratégie de développement à la base. Une reconnaissance attendue par les milliers d’acteurs qui font vivre, au quotidien, cette économie de la solidarité et du partage.



