Salem Mohamed Bazoum, fils de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum, est désormais libre. Il a bénéficié ce lundi d’une autorisation de mise en liberté provisoire. La décision est actée par le tribunal militaire de Niamey.
Inculpé de complot pour atteinte à l’autorité ou à la sûreté de l’État, il était détenu aux côtés de son père et de sa mère, l’ex-première dame Hadiza Bazoum depuis le putsch du 26 juillet dernier.
Selon nos informations crédibles, cette décision intervient au lendemain de la visite du Chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, le mercredi 3 janvier à Niamey. En qualité de médiateur désigné auprès du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNS), ce dernier s’est entretenu avec le général Abdourahamane Tiani sur les exigences de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et ainsi que les solutions de sortie de crise dont la libération de Salem Bazoum. Selon nos informations, d’autres libérations telles que celle de Mohamed Bazoum et ses anciens ministres, dont Ibrahim Yacouba pourraient également intervenir.
Pour le Togo, cette libération est un succès pour la diplomatie togolaise dans la résolution des crises au niveau sous-régional. Le Président togolais n’est pas à son coup d’éclat. En toute efficacité, il avait déjà obtenu en 2023, la libération des soldats ivoiriens dont l’arrestation a été pendant de longs mois l’objet d’une crise diplomatique entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Le Togo s’est également impliqué dans la sortie de crise au Burkina-Faso. « Le devoir de responsabilité nous impose d’accompagner ces pays en proie à ces soubresauts, qui sont en fait des bégaiements de l’histoire et des moments de refondation du pacte social, à renouer avec la régularité constitutionnelle. Nous n’avons pas à rougir de soutenir nos frères en difficulté et de les accompagner dans leurs efforts pour s’en sortir », a récemment justifié Robert Dussey













