Encore des efforts dans la lutte contre la corruption ! Le Président de la République, Faure Gnassingbé s’est engagé à en davantage. Suite à la publication en septembre dernier par la Cour des Comptes du rapport d’observations définitives sur le contrôle de l’exécution de la loi des finances, exercice 2022, une série de recommandations a été formulées. Douze (12) au total. Tout en saluant l’avancée dans la maîtrise de la mise en œuvre des outils de la nouvelle gestion budgétaire par les acteurs et ensuite dans la production des principaux livrables de la reddition des comptes découlant de la mise en œuvre effective du budget-programme, l’institution a appelé à plus de transparence durable dans la gestion des finances publiques, comme l’avait plutôt suggéré le Fonds International Monétaire (FMI) au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).
Pour répondre à cet impératif stratégique, l’exécutif a initié depuis lors une série de réformes importantes qui mise sur « un cadre législatif en cours d’adoption avec l’ambition de transformer ces entités en de véritables leviers de développement économique ». La première et la plus urgente est la réorganisation des six (06) entreprises publiques afin améliorer leur performance et de réduire les risques budgétaires. A en croire le média en ligne #TogoFirst, la pierre angulaire de ce chantier est l’introduction d’audits obligatoires pour les entreprises publiques, une première. Selon les informations, rapportées et recoupées, « les premiers audits devraient être finalisés cette année ». Les institutions concernées sont le Port Autonome de Lomé (PAL), la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET), la Togolaise des Eaux (TdE), l’Union Togolaise de Banque (UTB), la Loterie Nationale Togolaise (LONATO) et la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT).
Dans le même temps, un texte de loi soumis à cet effet à l’Assemblée Nationale propose un cadre législatif renforcé, assorti d’une politique de propriété claire pour les six (06) entreprises. Parmi les innovations prévues, figure également l’obligation pour ces entreprises de publier leurs états financiers audités dans un délai de six mois après la clôture de l’exercice fiscal. Ces documents devront être intégrés au rapport sur les risques budgétaires annexé au projet de loi de finances pour requérir l’approbation parlementaire. Comme dans d’autres pays, il est aussi prévu l’établissement de critères de compétence pour les nominations aux postes stratégiques, dans le but de professionnaliser la gestion des entreprises publiques et de limiter les interventions politiques. Une telle réforme est à saluer et surtout mérite d’être accompagnée en ce qu’elle vise à améliorer la transparence et la gestion financière avec une supervision parlementaire pour une lutte efficace contre la corruption.
















