
Le Togo s’apprête à franchir un cap historique dans sa lutte contre le paludisme en devenant le 21e pays africain à intégrer le vaccin dans son programme de santé publique. Cette avancée majeure a été scellée lors d’un entretien entre le Président du conseil Faure Gnassingbé et la directrice exécutive de Gavi, Sania Nishtar, en marge du sommet de la TICAD au Japon en fin de semaine dernière. L’Alliance mondiale pour les vaccins (Gavi) sera en amont de ce déploiement. Son engagement couvrira l’ensemble de la chaîne : financement, achat, acheminement et stockage des précieuses doses. L’organisation apportera également son expertise pour former les personnels de santé qui administreront le vaccin, un accompagnement dont le coût global n’a pas encore été dévoilé.
Cette initiative vient renforcer une stratégie nationale déjà bien rodée, qui inclut notamment la distribution massive de moustiquaires imprégnées. Preuve de cet engagement, les autorités sanitaires prévoient de mettre gratuitement à disposition près de 530 000 moustiquaires à imprégnation durable (MID) dès 2025.

Une reconnaissance des progrès togolais
La directrice de Gavi, Sania Nishtar, a salué une démarche qui « soutient les progrès réalisés par le Togo en matière de vaccination », rappelant que la couverture des vaccins de base de l’enfance y dépasse déjà les 90%. Un contexte favorable pour lutter contre cette maladie qui reste une cause majeure de mortalité, surtout chez les enfants. Le Togo rejoint ainsi un mouvement panafricain crucial. Depuis 2024, une quinzaine de pays, dont le Cameroun, le Burkina Faso et le Nigeria, ont déjà débuté le déploiement de ce vaccin. Une course contre la montre face à un fléau qui a touché 249 millions de personnes en 2022, dont plus de 94% des cas étaient concentrés en Afrique subsaharienne.













