Six mois après sa dernière visite, le Président de la République Faure Gnassingbé, à l’invitation de son homologue Paul Kagamé s’est rendu samedi dernier à Kigali au Rwanda. Une rencontre bilatérale qui cette fois-ci selon les autorités togolaises visait à « passer en revue les mécanismes de renforcement et de diversification de la coopération entre Lomé et Kigali ainsi que les perspectives ». Et pour la circonstance, le Chef de l’État était accompagné de ses ministres Robert Dussey (Affaires étrangères), Antoine Lèkpa Gbegbeni (Agriculture et développement rural), Gilbert Bawara (Travail et du dialogue social), Mazamésso Assih (Inclusion financière et emploi des jeunes) ou encore Sandra Ablamba Johnson (Secrétaire Générale de la Présidence).

En tête-à-tête, les deux dirigeants ont abordé des questions stratégiques et d’intérêts pour leurs deux pays. Outre les perspectives prometteuses de renforcement et de diversification de leur partenariat bilatéral, fondées sur d’excellentes relations, les Présidents Faure Gnassingbé et Paul Kagamé ont échangé sur les défis contemporains liés à la paix et à la sécurité sur le continent, à l’intégration africaine. Sans oublier la transformation des économies nationales dans un contexte mondial en pleine mutation. « Nous avons également relevé une convergence de vues sur les enjeux africains et internationaux, jetant les bases de positions communes au service de notre continent », a déclaré Faure Gnassingbé au terme de sa visite dimanche.
Dans une approche concertée et réalistes, ils se sont convenus de plaider pour un continent plus pro actif et solidaire face aux défis de la lutte contre le changement climatique, de la sécurité alimentaire, et des inégalités dans les chaînes de valeur mondiales. Selon le rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), « les pays africains perdent en moyenne de 2 à 5 % de leur PIB à gérer les extrêmes climatiques ». Et en « l’absence de mesures adéquates, jusqu’à 118 millions de personnes extrêmement pauvres (vivant avec moins de 1,90 dollar par jour) pourraient être exposées à la sécheresse, aux inondations et aux chaleurs extrêmes en Afrique d’« ici à 2030 ».

La délégation ministérielle qui accompagnait le président a également eu des séances de partage d’expériences avec leurs homologue rwandais sur les acquis et les opportunités dans les deux pays. Le Rwanda, bon élève de la gouvernance numérique et de l’efficacité administrative, a tant à instruire le Togo, qui à son retour apporte son expertise dans la finance inclusive et la logistique portuaire, notamment à travers la plateforme régionale que constitue le port autonome de Lomé.














