
Un nouveau vent souffle sur l’enseignement supérieur togolais. L’exécutif a nommé vendredi dernier par décret deux nouveaux recteurs pour piloter les universités de Lomé et de Kara, actant la fin du mandat de deux ans du Professeur Adama Mawulé Kpodar à la tête de la première et du Professeur Kokou Tcharié à la tête de la seconde. C’est le Professeur Kossivi Hounakey qui hérite de la lourde tâche de diriger la plus grande université du Togo, l’Université de Lomé (UL), qui forme plus de 60 000 étudiants. Agrégé de droit public et ancien ministre délégué auprès du ministère du Commerce, le nouveau président dispose d’un profil qui allie expertise académique et expérience de l’administration publique. Ses missions prioritaires seront de renforcer la gouvernance au sein de l’institution, d’améliorer la qualité de l’enseignement et de consolider les partenariats stratégiques avec le secteur privé et les institutions internationales, afin d’offrir aux étudiants une formation en phase avec les défis du marché de l’emploi.

Le changement revêt une dimension historique à l’Université de Kara. Pour la première fois, une femme accède à la présidence d’une université publique togolaise. Il s’agit de la Professeure Houzou Mouzou Grâce Prénam, médecin lieutenant-colonel et rhumatologue de renom, qui dirigeait depuis 2012 le service de rhumatologie du CHU de Kara. Professeure titulaire depuis 2022, sa nomination envoie un signal fort en matière de représentation féminine aux plus hauts postes de responsabilité dans le monde académique. À la tête de la seconde université du pays, elle affiche sa volonté de développer la recherche scientifique, de stimuler les coopérations internationales et d’accroître l’attractivité de l’établissement pour les étudiants de toute la sous-région ouest-africaine.

Ces nominations s’inscrivent dans un contexte plus large de modernisation de l’enseignement supérieur togolais. Le gouvernement entend ainsi mieux positionner ses universités pour qu’elles soient des leviers de compétitivité économique, d’innovation et d’intégration régionale. Cette ambition se concrétise par un investissement étatique conséquent, où le secteur éducatif absorbe plus de 10% du budget national. La confiance est donc placée en ces nouveaux leaders pour transformer ces efforts en résultats tangibles et guider les futures générations d’étudiants vers l’excellence.













