
À Washington, le Togo a transformé la tribune du Compact with Africa (CwA) en une démonstration de force. Sélectionné parmi les économies les plus dynamiques du continent, le pays a dévoilé les coulisses d’un succès qui force l’admiration. Sur place, Sandra Ablamba Johnson, la Ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, a porté haut la voix d’une nation désormais citée en exemple. Lancé par le G20 et orchestré par la Banque mondiale, le Compact with Africa (CwA) a pour ambition de stimuler et de soutenir l’investissement privé en Afrique par des réformes structurelles et des partenariats renforcés. Mais depuis le début de cette année les ambitions décuplées : un fonds fiduciaire multi-donateurs doit désormais accélérer l’assistance technique, catalyser l’investissement privé et soutenir la transformation structurelle des pays membres. Dans ce cercle très fermé, le Togo n’a pas seulement gardé sa place ; il l’a consolidée.

Rejoignant l’initiative en 2018, le pays avait déjà intégré le cercle restreint des douze « champions de la réforme ». Huit ans plus tard, il figure toujours parmi les quatorze élus de cette phase renouvelée. « Cette reconnaissance consacre les progrès de notre pays et témoigne de la priorité absolue que le gouvernement accorde aux réformes sous le leadership du président Faure Essozimna Gnassingbé », a affirmé Sandra Ablamba Johnson devant les plus hautes instances financières et de développement internationales. A l’en croire, cette reconnaissance s’appuie sur une trajectoire économique spectaculaire. En 2020, le Togo opérait un bond historique de 40 places au classement Doing Business de la Banque mondiale, se hissant au 97e rang mondial. Une performance confirmée par le récent rapport Business Ready 2024, qui classe le pays parmi les 50 économies les plus performantes en matière de réglementation des affaires. Mieux encore, son score à l’évaluation CPIA (Country Policy and institution Assessment), clé pour l’accès aux financements concessionnels, est passé de 3,0 en 2016 à 3,8 en 2024.

Ces chiffres prennent vie à travers des projets concrets, comme la Plateforme industrielle d’Adétikopé, et un partenariat stratégique avec l’Allemagne. Ce dernier, piloté par le ministère fédéral allemand du Développement (BMZ), cible des réformes ciblées pour la création d’emplois, la transformation agro-industrielle et la bonne gouvernance. Aujourd’hui, le secteur privé togolais, qui contribue à 76,8% du PIB et génère près de 98% des emplois, est au cœur de ce nouveau modèle de développement. « Notre ambition est d’en faire le moteur incontesté de la croissance », a martelé la Ministre. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur un renforcement des cadres réglementaires, l’innovation financière et des investissements massifs dans les énergies durables, l’agriculture et la technologie.















