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Séminaire gouvernemental : doubler le niveau de vie et réduire la pauvreté, Faure Gnassingbé fixe le cap pour 2040

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a ouvert hier jeudi à Djamdè, dans la Kozah, un séminaire gouvernemental de deux jours. Une rencontre au cours de laquelle l’exécutif s’attelle à un exercice exigeant : tracer la trajectoire qui doit permettre au Togo de doubler le niveau de vie moyen de sa population et de ramener le taux de pauvreté sous la barre des 15 % d’ici 2040. « L’objectif de doubler le niveau de vie moyen à l’horizon 2040 et de réduire fortement la pauvreté est une ambition élevée. » En prononçant ces mots, le Président du Conseil a donné le ton. L’ambition est assumée, mais elle n’a rien d’une incantation. « Une ambition élevée ne suffît pas, a-t-il aussitôt prévenu. Elle doit être confrontée aux conditions réelles de mise en œuvre. »

Cette exigence de réalisme irrigue l’ensemble du séminaire. Les membres du gouvernement et les experts réunis à Djamdè travaillent à partir d’un diagnostic rigoureux, élaboré avec l’appui de la Banque mondiale. Ils épluchent aussi les trajectoires de pays qui ont réussi leur transformation : Vietnam, Cambodge, Indonésie, Île Maurice, Brésil, Corée du Sud. Avec une consigne claire du chef de l’exécutif : tirer des leçons, mais ne rien copier. « Aucun pays ne ressemble parfaitement à un autre. Les conditions historiques, géographiques, démographiques, institutionnelles et financières du développement ne sont jamais identiques. Les exemples internationaux qui nous seront présentés nous seront utiles, mais devront être analysés avec discernement », a rappelé Faure Gnassingbé.Le Président du Conseil a insisté sur la nécessité de ne pas raisonner en silo. Moderniser l’agriculture, c’est aussi construire des routes, sécuriser le foncier, garantir l’accès à l’énergie, former des compétences, développer le stockage et la transformation. Attirer l’investissement privé, c’est offrir un environnement prévisible, des PME capables et un État efficace. « La modernisation agricole suppose des routes, de l’énergie, du stockage, de la transformation, du foncier sécurisé, des financements et des compétences », a-t-il énuméré.

Au cœur de cette vision, l’État retrouve un rôle central : meilleure planification, coordination renforcée, mobilisation des ressources, suivi des résultats. « Nos ambitions nationales ne deviendront réalité que lorsqu’elles se traduiront en programmes, en financements, en responsabilités claires et surtout en résultats visibles pour les citoyens », a martelé le Président du Conseil.Ce séminaire prolonge une première session tenue récemment à Lomé. Il s’inscrit dans le cadre du triptyque « Rassembler, Protéger et Transformer » qui structure l’action gouvernementale. Son objectif immédiat est de finaliser la feuille de route 2026-2031. Sa finalité ultime : poser les fondations d’une croissance plus inclusive et plus résiliente, capable d’améliorer durablement les conditions de vie à l’horizon 2040. En cchoisissant donc Djamdè, dans la région de la Kara, plutôt qu’une salle de conférence à Lomé, l’exécutif ancre sa réflexion stratégique dans les territoires. Un symbole. Le développement ne se décrète pas depuis la capitale. Il se construit au plus près des réalités.

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