News

Transport aérien : Aux côtés de Paul Kagamé, Faure Gnassingbé plaide pour un ciel africain plus ouvert et plus compétitif

L’Afrique a rendez-vous avec son ciel. Ce lundi, le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, Champion du Marché unique du transport aérien africain, a ouvert la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Face à Paul Kagamé, Olusegun Obasanjo et les géants de l’aviation mondiale, il a livré quatre convictions pour transformer un vieux rêve politique en réalité opérationnelle.

Le MUTAA doit entrer dans une phase concrète. Le Président du Conseil l’a martelé sans détour. « Le Marché unique du transport aérien africain doit entrer dans une phase plus concrète. Il faut aligner les accords de services aériens, faciliter l’ouverture effective des routes, mieux utiliser les droits de trafic et développer des corridors prioritaires », a-t-il déclaré. Pour lui, l’intégration aérienne ne se décrète pas dans les conférences. Elle se vérifie dans les décisions opérationnelles qui rapprochent les économies et fluidifient les échanges.Ouvrir le ciel ne suffit pas. Encore faut-il que les coûts ne dissuadent pas les passagers et que les formalités n’étranglent pas la mobilité. Le Président du Conseil a plaidé pour un écosystème robuste : « Une aviation africaine compétitive doit reposer sur un écosystème robuste. Elle suppose des aéroports modernes, des compagnies solides, des capacités de maintenance, des services d’assistance au sol efficaces, des systèmes numériques fiables et des cadres réglementaires clairs. » Il a appelé à plus de transparence dans les taxes, à une simplification des procédures de voyage et à un allègement des contraintes qui pèsent sur les entrepreneurs, les étudiants, les touristes et les investisseurs.

Le transport aérien ne se résume pas au transport de passagers. Il est une infrastructure économique à part entière. « Nous parlons souvent de l’aviation à travers le transport des passagers. Mais l’aviation est aussi une infrastructure économique. Elle peut soutenir l’agriculture, l’industrie, la santé, le commerce numérique, les exportations à forte valeur ajoutée et les chaînes de valeur régionales. Le fret aérien doit donc occuper une place plus importante dans nos stratégies logistiques. C’est ici que le lien avec la Zone de libre-échange continentale africaine est essentiel », a souligné Faure Gnassingbé. Il a invité les États à penser la connectivité aérienne dans une approche intégrée, associant infrastructures routières, ferroviaires et maritimes.

Dernière orientation : bâtir une filière africaine qui réduise la dépendance extérieure et renforce la souveraineté technologique du continent. « Un ciel africain unique n’est pas seulement un projet d’aviation. C’est un projet d’intégration, de développement et de souveraineté », a rappelé le Président du Conseil. Il a invité à considérer l’aviation civile comme une filière productive, capable de créer des emplois qualifiés, de développer des savoir-faire techniques et d’offrir à la jeunesse des perspectives dans des métiers d’avenir.Les convictions du Champion du MUTAA ont reçu un écho favorable. Paul Kagamé a félicité son homologue pour l’organisation de cette première Convention, appelant à dépasser les intentions. « Je continue de penser que nous devons aller au-delà des discussions sur ce qui devrait être fait et nous concentrer davantage sur ce qui doit réellement être accompli. Je tiens tout particulièrement à remercier mon frère et ami, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé pour avoir porté avec conviction cette question cruciale de la connectivité en Afrique. Aucun pays ne peut réussir seul ni prospérer dans la fragmentation », a déclaré le Président rwandais. Olusegun Obasanjo a, à son tour, salué les progrès accomplis sous le leadership du Président du Conseil. Ces hommages ont été concrétisés par la remise d’un prix au Président Faure Essozimna Gnassingbé, en reconnaissance de son engagement pour l’intégration aérienne du continent. Le dirigeant togolais a rappelé que l’ambition nationale de faire du Togo une plateforme commerciale et logistique régionale s’inscrit dans une vision plus large. « Pour le Togo, accueillir cette Convention n’est pas seulement un honneur. C’est un engagement. Car notre pays a fait le choix de se positionner comme une plateforme commerciale et logistique régionale. Cette ambition n’a de sens que si elle contribue à une ambition plus large : celle d’une Afrique qui se relie davantage à elle-même pour mieux se transformer. »

Les travaux se poursuivent jusqu’au 19 juin. Tables rondes ministérielles, forums politiques, dialogues exécutifs, ateliers techniques et séances de négociations bilatérales rythmeront les échanges. Avec un objectif : traduire les ambitions en actions concrètes pour le ciel africain.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page