
Le cap est fixé. Place aux contributions. Hier mardi 12 mai 2026, la ministre Sandra Ablamba Johnson, Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil, a officiellement ouvert, au nom du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la première phase des consultations nationales pour la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031. Une séquence inédite, qui transforme la promesse du 27 avril en acte concret. La journée a été rythmée en deux temps. Le matin, les partenaires techniques et financiers ont ouvert le bal autour de la table des échanges. L’après-midi, les patrons du secteur privé togolais ont pris le relais. Deux rendez-vous en une seule journée, et un message limpide : le gouvernement ne veut pas écrire sa feuille de route en chambre, loin des réalités du terrain et des attentes des forces vives. « L’avenir du Togo doit se construire avec l’ensemble des Togolaises et des Togolais, dans l’écoute, la concertation et la responsabilité partagée », a martelé Sandra Ablamba Johnson.

La future stratégie s’articulera autour du triptyque présidentiel, Protéger, Rassembler, Transformer, et s’enrichira, au fil des semaines, des contributions des institutions de la République, de la société civile, des acteurs du développement et des forces vives de la Nation. Ce premier jalon n’est qu’un début. « Un dialogue appelé à s’élargir », a promis la ministre, précisant que cette démarche « procède d’une conviction forte du Président du Conseil ». La suite s’écrira très vite sur le terrain, hors des salons de la capitale. Les consultations feront escale dans les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes. Objectif affiché : garantir une participation « large, représentative et pleinement utile à la construction de cette nouvelle ambition collective ». Chaque région apportera sa pierre à l’édifice, dans un exercice de démocratie participative qui rompt avec les méthodes descendantes.

Le Président du Conseil l’avait annoncé le 27 avril dernier, jour de la célébration de l’indépendance, face à la nation : une phase d’échanges serait engagée avec le pays tout entier, « pour enrichir la réflexion du gouvernement, pour la partager, pour la parfaire, pour la faire vivre ». Ce mardi 12 mai, la promesse a pris corps. Reste désormais à lui donner chair, de Lomé jusqu’aux Savanes.



