Droits économiques des femmes : Le Togo se hisse au 2e rang africain selon le rapport de la Banque Mondiale.

Le Togo confirme son avancée en matière d’égalité économique. Vendredi dernier à Lomé, Dr Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence du Conseil et Gouverneur de la Banque mondiale pour le Togo, a officiellement lancé l’édition 2026 du rapport « Women, Business and the Law » (Femmes, Entreprise et Droit). Une publication qui place le pays au deuxième rang en Afrique pour le pilier des cadres juridiques, avec un score de 79,33 sur 100. Seule l’Île Maurice (82,3/100) devance le Togo, qui surpasse la Côte d’Ivoire (78,2/100) et le Cap-Vert (75/100). Une performance qui, selon Dr Sandra Ablamba Johnson, « confirme la solidité du cadre juridique togolais en matière d’égalité économique et positionne le Togo parmi les économies africaines les plus performantes et les plus dynamiques dans la promotion des droits économiques des femmes ».

La cérémonie s’est déroulée en présence de Martine Moni Sankaredja, ministre des Solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, d’Arthur Lilas Trimua, ministre délégué chargé de la Promotion des investissements, de Tony Verheijen, représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, et de Coumba Sow, coordonnatrice résidente du Système des Nations unies au Togo. Intervenant depuis Washington, Lolita Laperle Forget, consultante à la Banque mondiale, a dévoilé les grandes lignes du rapport. L’édition 2026 innove en évaluant non seulement les cadres juridiques (égalité formelle), mais aussi les cadres de soutien (politiques publiques et institutions) et les perceptions d’application (effectivité réelle des droits).
Le Togo enregistre des performances particulièrement élevées.
Le pays obtient un score juridique parfait (100/100) dans quatre domaines : rémunération, mariage, actifs et pension. Il surperforme également la moyenne régionale d’Afrique subsaharienne en matière de parentalité et d’entrepreneuriat. Autre distinction : le Togo figure parmi les rares économies africaines qui garantissent par la loi des modalités de travail flexibles, favorisant ainsi un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes. En matière de mobilité, le cadre juridique est favorable (75/100) et l’effectivité des droits est jugée satisfaisante (68,75/100).

Pour Dr Sandra Ablamba Johnson, cette performance repose sur trois facteurs : la volonté politique affirmée du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui a fait de l’égalité du genre une priorité nationale ; la mise en place d’une structure dédiée assortie d’un plan d’actions détaillé ; et une dynamique soutenue de réformes. « Ces résultats ne doivent pas nous amener à rester dans l’autosatisfaction. Nous devons poursuivre la dynamique des réformes », a-t-elle prévenu, avant de rendre hommage au chef de l’État pour « son leadership dans la conduite de la mise en œuvre des réformes et son engagement indéfectible à faire des femmes togolaises des actrices à part entière de la vie économique, politique et sociale de notre pays ». Tony Verheijen, représentant-résident du Groupe de la Banque mondiale, a salué « un travail législatif soutenu et courageux », réaffirmant l’engagement de l’institution à accompagner le Togo dans la consolidation de ces acquis. « Le groupe de la Banque mondiale reste résolu aux côtés du Togo. Nous invitons l’ensemble des acteurs à travailler ensemble pour que chaque femme togolaise puisse bénéficier, dans sa vie quotidienne, des droits que la loi lui reconnaît déjà », a-t-il déclaré.

Cette performance remarquable s’inscrit dans une dynamique de réformes initiées ces dernières années par le Président du Conseil. La révision du Code des personnes et de la famille, du Code de sécurité sociale, du Code pénal et du Code du travail a conduit à une amélioration significative du score du Togo dans l’indice Women, Business and the Law. Le rapport met en évidence le lien direct entre ces avancées législatives et l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail, ainsi qu’une croissance économique plus inclusive. Le gouvernement entend garder le cap, avec de nouvelles mesures déjà engagées pour renforcer les mécanismes de soutien et promouvoir une participation accrue des femmes au développement économique national, dans le cadre d’une croissance inclusive et durable.



