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Togo : Un audit des carrières minières annoncé par le ministère des mines

Combien extrait-on réellement des carrières togolaises ? Quelle est l’estimation réelle ? Que rapportent-elles aux caisses de l’État et aux collectivités ? Et dans quelles conditions sont-elles exploitées ? C’est pour répondre à ces questions que le ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières s’apprête à lancer un audit du secteur des matériaux de construction. Un Avis à Manifestation d’Intérêt (AMI) a été rendu public pour le recrutement d’un consultant. La mission, estimée à 100 millions de francs CFA, durera trois mois et concernera une cinquantaine de carrières réparties sur le territoire national. Les cabinets ont jusqu’au mercredi 29 avril 2026 à 10 heures GMT pour déposer leurs dossiers.

Selon le document consulté par Ici Togo, le consultant retenu devra d’abord valider la liste des sites à auditer et le protocole de travail. Il descendra ensuite sur le terrain avec des outils modernes : relevés topographiques, drones, photogrammétrie et systèmes d’information géographique (SIG). Objectif : mesurer l’état des lieux, collecter les données techniques et contrôler les dispositifs de mesure utilisés par les exploitants. La mission prévoit également une simulation de l’état initial des gisements et une estimation des volumes extraits, convertis dans une unité commune pour garantir la cohérence des chiffres. Les hypothèses retenues devront être tracées et documentées.

Les données de terrain seront ensuite confrontées aux déclarations fiscales des entreprises et aux recettes perçues par les communes et préfectures : taxes, droits, redevances, contributions au développement local. Un volet environnemental et social est aussi prévu, avec un examen de la conformité des exploitations au regard des autorisations existantes. À l’issue de sa mission, le consultant analysera les écarts constatés entre volumes extraits et recettes déclarées, en identifiera les causes et formulera des recommandations pour chaque carrière auditée. Il proposera également un dispositif d’audits périodiques pour l’avenir.

Pour être retenus, les cabinets candidats doivent justifier d’au moins cinq ans d’expérience dans l’audit ou l’évaluation des ressources naturelles et avoir réalisé au minimum deux missions similaires. Une liste restreinte d’au moins six candidats sera établie avant l’invitation à soumettre des propositions détaillées.

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