
Un investisseur qui choisit le Togo doit pouvoir y venir sans attendre. La consigne est signée Faure Gnassingbé. Le Président du Conseil l’a matérialisé à l’issue du Conseil des ministres, après l’adoption d’un décret fixant les nouvelles modalités de délivrance des visas d’entrée et des cartes de séjour. Le texte remplace le dispositif issu du décret n° 2022-050/PR du 21 avril 2022.
Le contrôle de l’entrée, du séjour et de la circulation des étrangers relève d’un enjeu majeur de sécurité intérieure et de maîtrise des frontières. Le décret de 2022 avait déjà modernisé le régime des visas. Il avait instauré la dématérialisation des demandes et mis en place une plateforme numérique nationale. Quatre ans plus tard, l’évolution des flux migratoires et les nouvelles exigences sécuritaires imposent une mise à jour. La diversification des motifs de voyage rend également le cadre existant trop étroit.
Un enjeu de sécurité et d’attractivité
Le nouveau décret institue plusieurs catégories de visas. Il encadre davantage les mobilités économiques, professionnelles, académiques, culturelles et humanitaires. La protection des données à caractère personnel est renforcée. Surtout, il introduit des modalités de délivrance plus rapides. La réduction des délais de traitement cible certaines catégories, dont le visa d’affaires.
Faure Gnassingbé en fait un argument d’attractivité. « Le projet de décret sur les visas institue de nouvelles catégories de visas parmi lesquels le visa d’affaires dont les modalités de délivrance sont plus rapides », a-t-il souligné. La mesure s’adresse en priorité aux opérateurs économiques. Elle traduit une logique simple : un pays qui veut attirer les capitaux doit d’abord faciliter l’entrée de ceux qui les portent.
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Le décret ne concerne que les voyageurs nécessitant un visa pour entrer au Togo. Les ressortissants des pays exemptés ne sont donc pas touchés. Pour les autres, le texte entend coller davantage à la réalité des motifs de déplacement. Un cadre plus fin, adapté aux mobilités professionnelles et académiques, doit remplacer les catégories trop générales du dispositif précédent.
La plateforme numérique nationale reste au cœur du système. Elle permet de déposer les demandes à distance et d’en suivre le traitement. Le nouveau décret en précise les modalités et renforce les garanties offertes aux usagers. L’enjeu : concilier rapidité, sécurité et protection des données personnelles. Trois exigences que le texte doit faire tenir ensemble.



