Avec 76,8% du PIB national et 98% des emplois générés, le secteur privé togolais confirme son rôle central dans l’économie. Ces performances « encourageantes, voire prometteuses » selon les autorités, s’accompagnent néanmoins de défis persistants, notamment l’accès difficile au financement pour les PME qui représentent l’essentiel du tissu économique. Face à ces enjeux, le gouvernement a dévoilé un projet ambitieux : la création d’une Banque Nationale d’Investissement (BNI). Présentée le 8 avril à Lomé par le ministre Essowè Georges Barcola lors d’une concertation réunissant acteurs publics, privés et syndicats, cette future institution vise à « favoriser le financement des entreprises » et accompagner la transformation économique du pays.
« L’ambition du chef de l’État est d’aller au-delà des réformes réglementaires pour transformer structurellement notre économie », a souligné le ministre, précisant que le projet est actuellement à l’étude. Cette banque deviendrait ainsi un nouvel instrument pour renforcer la résilience des entreprises togolaises. La BNI s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation économique comprenant la réforme de l’administration publique avec l’instauration du budget programme dans les ministères, l’amélioration du climat des affaires via une fiscalité adaptée aux PME et le renforcement de l’éthique et de la déontologie dans la gestion publique.
Vers sur nouveau modèle économique avec les entreprises
La rencontre du 8 avril a également permis d’approfondir les échanges sur des sujets cruciaux tels que la fiscalité (en collaboration avec l’OTR), la protection sociale (avec la CNSS) et la simplification du cadre réglementaire. Les représentants du patronat ont formulé des demandes claires : des lois plus lisibles, une fiscalité allégée pour les PME, et un environnement plus favorable à l’investissement. Avec donc ce projet de BNI et l’ensemble des réformes en cours, le Togo s’engage résolument dans une transformation profonde de son modèle économique. L’objectif est clair : faire du secteur privé le véritable moteur d’une croissance inclusive et durable.
Entre alors volontarisme politique et dynamisme entrepreneurial, le Togo entend poser les bases d’une économie plus résiliente et compétitive en Afrique de l’Ouest.



















