Le président togolais Faure Gnassingbé a été désigné comme le nouveau médiateur de l’Union africaine (UA) dans le conflit qui déchare l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé hier ce dimanche le chef de la diplomatie togolaise. Il prend ainsi la relève du président angolais João Lourenço, qui a abandonné ce rôle en mars après deux ans d’efforts infructueux pour apaiser les tensions. La région de l’est de la RDC, riche en minerais précieux, est le théâtre d’affrontements depuis des années entre l’armée congolaise et le groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda. Ces derniers mois, le M23 a accentué son offensive, s’emparant de Goma et Bukavu, deux villes clés, dans une escalade inquiétante.

Un mandat axé sur la « paix durable »
Dans un communiqué relayé sur X (anciennement Twitter) par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, l’UA a officiellement confirmé la nomination de Gnassingbé comme médiateur entre la RDC et le Rwanda. « Le président contribuera activement à la recherche d’une paix durable, à la réconciliation et à la stabilité dans la région des Grands Lacs », a déclaré Robert Dussey, saluant la confiance de l’UA.
Des précédents efforts en impasse. Si la médiation de l’Angola n’a pas abouti, des pourparlers ont récemment eu lieu à Doha sous l’égide du Qatar, réunissant des représentants du M23 et de la RDC. Une rencontre entre les présidents congolais et rwandais a également eu lieu, laissant entrevoir une lueur d’espoir.

La diplomatie togolaise à nouveau à l’épreuve
« Le Togo exprime sa profonde gratitude au Bureau de la conférence des Chefs d États et de gouvernement de l’Union africaine, ainsi qu’au Président João Lourenço de la République d’Angola, Président en exercice de l’Union Africaine pour la confiance exprimée à l’égard du Président Faure Gnassingbé dans le cadre des efforts continus de résolution pacifique de la crise à l’Est de la République Démocratique du Congo », poursuit Robert Dussey. Avec donc cette nomination, l’UA mise sur l’expérience de Faure Gnassingbé pour relancer un dialogue au point mort. Reste à savoir si ce nouveau médiateur parviendra à désamorcer une crise aux ramifications complexes.



















