C’est en effet l’un des rendez-vous les plus attendues de la démocratie togolaise : les élections municipales se tiendront le 10 juillet prochain. L’annonce a été faite par le gouvernement le 30 avril dernier. Réunis en Conseil des ministres, ce dernier a ainsi pris le décret qui fixe la date du scrutin, qui dessinera le visage des communes pour les années à venir. Pendant quinze jours donc, c’est à dire du 24 juin au 8 juillet 2025, s’ouvrira la campagne électorale. Une campagne marathon où les partis politiques devront convaincre, village après village, avec en ligne de mire une promesse : celle d’un développement à la base.
L’innovation majeure de ce décret un peu comme les rendez-vous électoraux précédents réside dans la politique genrée du montant de la caution électorale. Elle est fixée à 50 000 FCFA par candidat, mais réduite de moitié donc à 25 000 FCFA, pour les femmes. Les autorités souhaihent ainsi porter un coup de main symbolique à la promotion de la femme mais à une intensification de leur présence dans les conseils municipaux. Autre enjeu clé de ce scrutin à venir : le financement. Il est prévu une enveloppe de 500 millions FCFA à allouée aux partis politiques. Ainsi, l’État souhaite d’aplanir les inégalités. Car, selon les dispositions du code électoral, 65 % de cette somme seront répartis équitablement entre tous les candidats, tandis que les 35 % restants seront attribués en fonction des résultats obtenus, les partis ayant recueilli au moins 10 % des suffrages exprimés étant éligibles.
En toile de fond, la sécurisation du scrutin mobilise tous les regards. Les forces de l’ordre voteront en avance le 7 juillet, pour garantir le bon déroulement du scrutin. Une logistique militaire sera opérationnelle à cet effet avec l’objectif affiché d’un scrutin apaisé.














