Les efforts déployés par le Togo dans la réalisation de sa politique des grands travaux notamment dans les infrastructures, l’a conduit à mobiliser beaucoup de ressources intérieures et extérieurs. Ces investissements ont fait grimper, le taux de la dette publique à un niveau dépassant légèrement la norme jusqu’à l’avènement de la crise sanitaire en 2020. Fort heureusement au lendemain de cette crise sanitaire, cet engagement du Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur de l’amélioration des conditions de vie et du bien-être des populations porte ses fruits.
Aujourd’hui, presque tous les indicateurs sont au vert. L’inflation est maîtrisée, le déficit budgétaire contenu, la croissance résiliente et soutenue. Même la dette publique, chaque fois décriée est au mieux de sa forme permettant à l’exécutif d’avoir une marge de manœuvre pour les nombreux chantiers en cours.
De 67,2 % du PIB en 2023, la dette publique totale du Togo est projetée à 67, 6% pour cette année soit en dessous des 70% requis par l’UEMOA. Trois ans plutôt, elle était à 61,8 % avant de passer à 66,3 % en 2022. Cette variation du taux de la dette est due aux mesures prises en continue pour amortir aussi bien les aléas conjoncturels liés aux crises mondiales de ces dernières années ainsi que le fléchissement de la croissance au niveau sous-régionale.
Dans les limites de la moyenne en Afrique de l’Ouest et en dessous de la norme communautaire, la structure concessionnelle actuelle de la dette du Togo aurait pu exploser. Elle est le résultat de bien de réformes menées, au point que les organismes internationaux se montrent très optimistes.
« Un bon nombre de pays font face à des tensions liées à l’endettement. Heureusement, ce n’est pas le cas au Togo, parce que le pays a su maîtriser la dette », indiquait Hans Weisfeld, le Chef de mission du Fonds Monétaire International (FMI) en décembre dernier.
Un avis partagé par les responsables de la Banque Africaine de Développement (BAD), qui ajoutent que Lomé affiche un risque « modéré » de surendettement. Dans son rapport daté du mois d’octobre 2023 sur les perspectives économiques du Togo.
Ils estiment que seule la poursuite d’un programme ambitieux de réformes dans certains domaines clés pourrait entraîner « une accélération du potentiel de croissance jusqu’à 7 % d’ici à 2030 ».


















