Togo : La HAUQE s’inspire du Maroc pour moderniser son infrastructure nationale de la qualité

Comment rendre les produits togolais plus compétitifs face à l’ouverture du marché continental ? La Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) a une piste : s’inspirer de ce qui marche ailleurs. L’institution a restitué, mardi dernier à Lomé, les enseignements d’une mission d’étude au Maroc, pays réputé pour la robustesse de son infrastructure qualité.
La rencontre a mobilisé l’ensemble de la chaîne : normalisation, laboratoires, accréditation, certification, contrôle de conformité, mais aussi le secteur privé, les associations de consommateurs et la coopération allemande (GIZ). Tous planchent sur une feuille de route qui décline au contexte togolais les pratiques observées à Rabat et Casablanca.
IMANOR, SEMAC, métrologie : ce que le Togo est allé voir
La délégation togolaise a visité plusieurs institutions clés : l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), le Service marocain d’accréditation (SEMAC) et le Laboratoire national de métrologie. Pour le président de la HAUQE, Arzouma Laré Botre, ces structures sont « des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité des entreprises et faciliter leur accès aux marchés régionaux et internationaux ».
La feuille de route qui en découle fixe quatre priorités : renforcer les laboratoires, développer l’accréditation, améliorer la certification et mieux accompagner les opérateurs économiques. Cette offensive qualité n’est pas un luxe. Avec la Zone de libre-échange continentale africaine, les produits doivent répondre à des standards harmonisés et être munis de certificats reconnus.
Sans infrastructure qualité crédible, les entreprises togolaises risquent de rester à la porte du marché africain. Depuis 2019, le Togo a posé les fondations : création de la HAUQE, mise en place de structures dédiées à la normalisation, à la métrologie, à l’accréditation et à la promotion de la qualité. Des guides de certification et de traçabilité ont été publiés pour les TPME. Le « Made in Togo » veut désormais rimer avec « certifié » et « compétitif ». Le détour par le Maroc donne un mode d’emploi. Reste à l’appliquer.



