Les législatives, les sénatoriales, les communales…et bientôt l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution avec l’élection du Président de la République ainsi que la désignation du Président du Conseil des Ministres. Ces dernières années, plusieurs réformes politiques ont été initiées avec à la clé des plusieurs scrutins. Jugés transparents et crédibles, ces scrutins ainsi que d’autres sont aujourd’hui un test de crédibilité et de progrès des normes démocratiques au Togo. Surtout cette année qui selon le Chef de l’État lors de ses voeux de nouvel an « marquera un renouveau de notre vie démocratique ».
En effet, contrairement aux récriminations de l’opposition les dernières réformes visent surtout à consolider la pratique démocratique avec un l’équilibre des pouvoirs institutionnels, un fonctionnement renforcé de l’Etat, et une garantie des droits et devoirs des citoyens. En passant au régime parlementaire, le Togo a choisi de rompre avec la verticalité du régime présidentiel ou semi-présidentiel pour un choix de l’horizontalité et de la transversalité institutionnelles et politiques. Selon plusieurs juristes et constitutionnalistes, le régime parlementaire répond bien plus aux réalités des pays africains aujourd’hui secoués pour la plupart par des coups d’État et des insurrections.

« Le régime parlementaire facilite la fluidité de la collaboration entre les pouvoirs exécutif et législatif ; il favorise un dialogue constant entre le Parlement et le gouvernement : la légitimité du second dépend de la confiance du premier ; il est facteur de souplesse et de plasticité pour surmonter les crises politiques par le biais d’élections anticipées. La logique du régime parlementaire peut être développée à tous les niveaux d’un État : municipal, régional et national. Elle est source de dialogue et de stabilité », a expliqué Joël Andriantsimbazovina, un agrégé des facultés de droit. Dès mai prochain, les changements majeurs qui interviendront seront pour la transversalité, la stabilité et la prospérité.

Les droits de l’homme seront mieux garantis avec la consécration de la Déclaration solennelle des droits et devoirs fondamentaux du citoyen dans le nouveau texte constitutionnel. Les élections, elles seront davantage pluralistes et transparentes parce que l’atmosphère parlementaire instaure des débats inclusifs et ouverts. « Proposer un système qui garantisse un ancrage démocratique durable à des citoyens résolus à prendre toute leur part dans les décisions qui intéressent leur avenir et celui de leur nation, loin des schémas institutionnels hérités d’un passé désormais révolu, n’est-ce pas la promesse d’un avenir apaisé ? ». Et c’est ce que Faure Gnassingbé a imaginé à l’instar de l’Allemagne ou de la Grande Bretagne.














