Dans un élan de rigueur et de transparence, l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) ont récemment pris des mesures draconiennes à l’encontre de plusieurs établissements de santé impliqués dans des pratiques frauduleuses. Ces décisions, prises en mars 2025, marquent un tournant décisif dans la lutte contre les dérives qui menacent l’Assurance Maladie Universelle (AMU), pilier essentiel de la politique de santé au Togo.
Parmi les structures sanctionnées, la Pharmacie Forever a été exclue du réseau des partenaires de l’INAM et de la CNSS à partir du 17 mars 2025. Cette exclusion fait suite à des irrégularités flagrantes dans la facturation des médicaments, ainsi qu’à des manquements graves aux engagements contractuels. Dans la même lignée, les pharmacies St PIO de Yoto ont vu leurs conventions gelées, tandis que la Pharmacie Saint-Esprit a été suspendue pour une durée d’un an.
Les centres optiques n’ont pas été épargnés. Le Centre Optique Nova Vision et le Centre de Basse Vision et Optique Médicale (CBVOM) ont également été frappés par des mesures similaires. Une décision datée du 14 mars 2025 a mis un terme à leur collaboration avec l’AMU, suite à des anomalies constatées dans la délivrance des prestations optiques.
Enfin, le Sieur PAYALO Mombiba, assistant médical au Centre Médico-Social (CMS) des Étoiles, a vu son code prescripteur révoqué, illustrant ainsi la détermination des autorités à sanctionner tant les structures que les individus impliqués dans des pratiques frauduleuses.
Ces fraudes, qui sapent les efforts du gouvernement en faveur d’une politique de santé accessible à tous, ont conduit les autorités à réagir avec fermeté. Les sanctions prononcées témoignent d’une volonté affirmée de garantir transparence et rigueur dans la mise en œuvre du régime d’Assurance Maladie Universelle.
Pour les bénéficiaires de l’AMU, ces suspensions impliquent un réajustement dans leur parcours de soins. Ils devront désormais se tourner vers d’autres pharmacies et centres optiques agréés par l’INAM et la CNSS pour continuer à bénéficier des remboursements et des prises en charge prévus par le dispositif. Une transition nécessaire pour préserver l’intégrité d’un système de santé qui se veut universel et équitable.



















