
Abuja a abrité dimanche la 68e session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO. Un sommet particulier, puisqu’il marque la clôture des célébrations du cinquantenaire de l’organisation ouest-africaine. Le Président du Conseil Faure Gnassingbé y a représenté le Togo, réaffirmant l’engagement de son pays en faveur de l’intégration et de la démocratie. Face aux crises persistantes, les dirigeants ont examiné en urgence la situation sécuritaire et politique de la région. Au menu des travaux des Chefs d’Etat et de gouvernement, les crises sécuritaires et politiques qui continuent de secouer l’espace communautaire. La tentative de coup d’État au Bénin a fait l’objet d’une attention particulière. L’organisation a salué sa propre réaction rapide et réaffirmé son intransigeance sur les principes démocratiques, considérés comme le socle non négociable de la stabilité régionale. A cet effet, la Conférence a renouvelé la nécessité de rester ferme sur les principes de gouvernance démocratique, le respect de l’Etat de droit et de la légalité constitutionnelle. Pour renforcer sa capacité d’action, la CEDEAO a annoncé la création d’une brigade régionale en attente de plus de 1000 soldats, opérationnelle d’ici 2026. Cette force aura pour mandat de lutter contre l’extrémisme violent, de prévenir les changements anticonstitutionnels de gouvernement et de contrer les dynamiques de déstabilisation.

Au-delà des urgences, le sommet a été l’occasion d’une réflexion stratégique sur l’avenir. Le bilan des 50 ans a mis en lumière la volonté de construire une « CEDEAO des peuples », où toutes les actions convergent vers le bien-être tangible des populations. Les chefs d’État ont insisté sur le renforcement économique comme pilier de la réussite collective. Parmi les mesures concrètes évoquées, on note l’accélération de la mise en place d’un marché unique, une meilleure coordination fiscale et la promotion de la stabilité macroéconomique, une réduction de 25% des taxes sur les billets d’avion pour booster le tourisme et la mobilité intra-régionale et des plans pour désenclaver les zones marginalisées et impulser un développement transformateur.

La Conférence a souligné la nécessité de placer les femmes et les jeunes au cœur des politiques communautaires. Parallèlement, l’intégration des enjeux climatiques dans toutes les stratégies de développement a été actée. Sur ce dernier point, le Togo a été cité en exemple pour ses actions. Ce sommet du cinquantenaire s’est achevé sur une ambition renouvelée : bâtir une Afrique de l’Ouest plus sûre, plus intégrée et résolument prospère pour tous ses citoyens.


















