Crue de la rivière Zio : Le gouvernement active le dispositif d’alerte et appelle à la vigilance

Les autorités togolaises appellent à la plus grande prudence. Dans un communiqué publié, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, alerte sur la montée progressive des eaux de la rivière Zio. Face à la menace, le gouvernement invite les populations des zones exposées à se préparer à toute éventualité. En effet, les relevés des stations hydrométriques de Kati, Kpédji et de la balise communautaire de Tovouganou confirment une hausse continue du niveau des eaux. Cette tendance pourrait s’accentuer avec les précipitations annoncées dans les prochaines semaines, augmentant le risque de débordement dans plusieurs localités.
Le ministère a identifié les zones les plus exposées. Il s’agit des communes de Zio 1, Zio 2, Zio 3, Zio 4, Avé 1, Agoè-Nyivé 2, Agoè-Nyivé 4, Agoè-Nyivé 6, Golfe 1 et Golfe 6. Ces territoires, situés le long du bassin versant du Zio, pourraient subir des inondations si la crue se poursuit. Face à cette menace, les autorités ont édicté une série de recommandations. Il est demandé aux habitants de suivre régulièrement l’évolution du niveau des eaux, d’éviter strictement toute activité à proximité des cours d’eau et de signaler sans délai toute montée inhabituelle aux services compétents.
Le ministère insiste également sur la protection des personnes les plus vulnérables : enfants, personnes âgées, femmes enceintes et personnes en situation de handicap doivent faire l’objet d’une attention particulière. L’appel se veut sans ambiguïté : les populations concernées doivent se tenir prêtes à une évacuation si la situation l’exige. Les numéros d’urgence (170, 1014 et 118) restent activés pour permettre une intervention rapide des équipes de secours. Cette alerte intervient alors que la saison des pluies s’intensifie dans le sud du Togo. Les risques d’inondation y sont traditionnellement élevés. Le gouvernement, par la voix du ministère de la Sécurité, montre qu’il anticipe. La coordination entre les services hydrométriques, les autorités locales et la protection civile est activée. L’objectif : prévenir, informer, protéger. Avant que l’eau ne monte encore.



