
Lundi dernier, le Président de la République, Faure Gnassingbé a été accueilli en invité d’honneur au sommet « Compact for Africa », organisé pour la quatrième fois (après 2018, 2019 et 2021) par l’Allemagne dans le cadre du G20.
Cette initiative allemande visant à promouvoir l’investissement privé en Afrique, réunit à l’invitation de Olaf Scholz, Chancelier de la République Fédérale d’Allemagne, les Chefs d’État africains, les organisations internationales et les partenaires bilatéraux du G20 et d’ailleurs pour coordonner les programmes de réformes propres à chaque pays, appuyer les mesures politiques respectives et faire connaître les possibilités d’investissement aux investisseurs privés. Cette année, les échanges portent sur les investissements privés et l’intensification de la coopération dans le secteur énergétique.
Lors de son intervention au cours de la journée du 20 novembre, le Président de la République, Faure Gnassingbé est revenu sur les contraintes et la nécessité pour les États à prendre conscience de l’enjeu d’une énergie abondante et bon marché à l’heure où la transition énergétique est d’actualité. « L’accès à l’énergie durable est l’un des plus grands problèmes auxquels nous sommes confrontés », a dit Faure Gnassingbé pour qui les raisons bien qu’étant diverses ne sont pas moindres : une demande croissante due à la pression démographique, une faible qualité des infrastructures de production et de distribution et une disparité dans l’accès à l’énergie dans les pays (le taux d’accès au Togo est de 66% en zone urbaine et 27 % en zone rurale). Pourtant de nombreuses initiatives ont été imaginées dont la plupart est de combler le fossé entre les investissements nécessaires pour la transition et la capacité d’investissement limité du secteur public.
En détails, il s’agissait pour les ressources publiques de risquer, de mobiliser, de servir d’effet de leviers au financement privé. Mais selon le numéro n°1 togolais, des années après, les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs et pour quatre raisons. « On nous avait promis en 2009 qu’à partir de 2020, nous aurons 100 milliards de dollars supplémentaires par an pendant plusieurs années. Cette promesse n’a été tenue qu’en 2023 et encore 50 % seulement sont des ressources nouvelles. Secundo, le secteur privé n’a pas été au rendez-vous et dans cette somme, seuls 14 % viennent de financements privés. Ensuite, nous avons remarqué que la plupart de ces investissements se concentrent surtout sur l’atténuation, c’est-à-dire la réduction des émissions de gaz à effet de serre. On n’a pas encore attaqué le plan de l’adaptation. C’est-à-dire préparer, s’adapter au changement climatique lui-même. Et aussi, nous avons constaté que la plupart de ces financements viennent de financements internationaux vers le haut. Ce sont des dettes en devises étrangères », a-t-il conclut.
Une intervention saluée de tous mais qui ne sera pas la seule du Président togolais. En terre allemande et à l’occasion d’autres rencontres, Faure Gnassingbé partagera avec ses pairs, les partenaires et les investisseurs, les réformes économiques menées avec succès au Togo, les opportunités d’affaires dans le secteur énergétique et les fruits du dynamisme de la coopération avec la République Fédérale d’Allemagne. Sans oublier qu’il sera aussi question de la sécurité au Sahel.


















