Togo : La PIA a exporté 90 000 tonnes de soja et 2 600 tonnes d’engrais en 2025

La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) poursuit sa montée en puissance. Selon les données publiées par l’Autorité de Coordination de la PIA (ACP), l’infrastructure a exporté en 2025 quelques 2 600 tonnes d’engrais vers le Congo-Brazzaville et le Burkina Faso, et 90 000 tonnes de produits à base de soja vers les États-Unis, le Canada et plusieurs marchés asiatiques. Deux chiffres qui illustrent la capacité de la plateforme à transformer localement les matières premières et à conquérir des débouchés internationaux.
Ces performances ne doivent rien au hasard. Le Togo s’est imposé ces dernières années comme le plus gros exportateur de soja biologique vers l’Union européenne, devançant l’Inde et l’Ukraine. La structuration des chaînes de production et le renforcement des normes de qualité ont consolidé ce positionnement stratégique. Le marché chinois est désormais en ligne de mire. En décembre 2025, l’ambassadrice de Chine au Togo, Wang Min, affirmait que la procédure d’accès du soja togolais au marché chinois était « entrée dans son compte à rebours ». Ce qui est depuis lors le cas amplifiant le rôle de la PIA comme hub de transformation et d’exportation.
Les 2 600 tonnes d’engrais produites sur la plateforme ont été destinées au Congo-Brazzaville et au Burkina Faso. Cette exportation, documentée par l’ACP, contribue à renforcer la sécurité alimentaire et la productivité agricole dans la sous-région. Elle illustre aussi la volonté de la PIA de développer une industrie compétitive, créatrice de valeur ajoutée et tournée vers les marchés régionaux. En favorisant la production locale d’intrants agricoles, la plateforme participe activement à l’intégration économique africaine.
Ces résultats viennent s’ajouter au bilan des cinq ans de la PIA, qui a déjà enregistré plus de 350 milliards FCFA d’investissements, 22 industries implantées et 6 780 emplois directs créés. La plateforme, qui couvre désormais huit secteurs stratégiques, poursuit son développement avec l’ambition de générer entre 15 000 et 20 000 emplois supplémentaires d́’ici 2030.



