En l’espace de quinze ans, le Togo a réalisé une prouesse remarquable en matière d’électrification. Le taux d’accès à l’électricité, qui n’était que de 23 % en 2010, atteint désormais 70 % fin 2024. Selon les données du Ministère des Mines et des Ressources énergétiques, cette progression de deux points par rapport aux 68 % enregistrés en 2023 et de vingt points depuis 2020, où le taux s’établissait à 50 %, ne marque pourtant qu’une étape vers un objectif encore plus ambitieux : garantir un accès universel à l’électricité d’ici 2030, avec un mix énergétique composé à 50 % d’énergies renouvelables.
Sous l’impulsion du président Faure Essozimna Gnassingbé, plusieurs projets structurants en cours d’exécution depuis plusieurs années ont été lancés pour concrétiser cette vision. Parmi eux, la centrale photovoltaïque de Blitta, d’une capacité initiale de 70 MW, est en cours d’extension pour atteindre 100 MW. Parallèlement, 73 mini-réseaux solaires sont déployés sur l’ensemble du territoire, ciblant particulièrement les zones rurales longtemps exclues des réseaux traditionnels. Enfin, le programme CIZO, véritable succès d’inclusion énergétique de 317 localités a permis d’équiper plus de 2,4 millions de ménages de mini-résaux solaires, offrant une solution rapide et efficace aux populations les plus isolées.

On peut également citer le déploiement de 73 mini-grids solaires sur toute l’étendue du territoire national. Somme toute, cette transition énergétique ne se limite pas à la simple fourniture d’électricité. Elle s’accompagne d’impacts tangibles sur le développement économique, la sécurité énergétique et la lutte contre le changement climatique. En diversifiant ses sources d’approvisionnement, le Togo réduit progressivement sa dépendance aux énergies fossiles, tout en créant des milliers d’emplois locaux dans les filières solaires. Sur le plan environnemental, ces projets permettent d’éviter l’émission de centaines de milliers de tonnes de CO₂ chaque année.

Toutefois, les défis restent importants pour atteindre l’objectif de 100 % d’ici 2030. Les 30 % de ménages non encore raccordés représentent souvent les populations les plus pauvres ou les plus difficiles d’accès. Pour y parvenir, le Togo compte sur des financements innovants, des partenariats public-privé et le soutien de la communauté internationale. Avec cette stratégie énergétique audacieuse, le Togo ne se contente pas d’éclairer ses villes et ses campagnes. Il pose les bases d’un développement durable, inclusif et résilient, faisant de l’accès à l’énergie un levier de transformation économique et sociale. La route vers 2030 sera exigeante, mais les résultats déjà obtenus prouvent que l’ambition togolaise est à portée de main.



















