Le Togo réalise une nouvelle performance dans le sous-secteur de la microfinance. Selon le rapport de la BCEAO sur la microfinance dans l’UMOA au 30 septembre 2024, l’encours des crédits octroyés par les institutions de microfinance (Systèmes financiers décentralisés) a progressé de 35,8 milliards FCFA (+9,9%), atteignant un total de 395,6 milliards FCFA. Il enregistre ainsi la plus forte progression trimestrielle, notamment devant le Sénégal (+32,2 milliards FCFA, +4,4%), la Côte d’Ivoire (+29,3 milliards FCFA, +4,8%), le Burkina (+11,9 milliards FCFA, +3,1%), le Bénin (+6,0 milliards FCFA +2,5%) et le Mali (+3,6 milliards FCFA, +1,9%).

Par ailleurs, selon toujours le document publié fin janvier, les crédits à court terme représentent encore la majorité des prêts octroyés, soit 50,4% de l’encours total, suivis des crédits à moyen terme (30,9%) et long terme (18,7%). Par contre l’encours des dépôts a augmenté de 8,5 milliards FCFA (+2,1%), s’établissant à 415,3 milliards FCFA. Et bien que cette croissance soit inférieure à celle observée au Sénégal (+5,9%) et en Côte d’Ivoire (+2,6%), elle est supérieure à celle du Burkina (+1,1%) et du Mali (+3,3%) par rapport au trimestre précédent.
A l’examen global, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) note une poursuite améliorée de la dynamique de croissance des activités des SFD, en matière d’ouverture de comptes, de collecte de dépôts et d’octroi de crédits à la clientèle au cours du trimestre sous revue. Et au Togo, cette performance est à mettre à l’actif de Mazamesso Assih, la ministre du développement à la base, de l’inclusion financière, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.



















