IA générative : Un Togolais sur dix utilise désormais ChatGPT, Gemini ou Copilot (Microsoft)
Pour la première fois, le Togo a dépassé la barre symbolique des 10 % d’utilisateurs d’intelligence artificielle générative au sein de sa population active. Selon le rapport « Global AI Diffusion Q1 2026 Trends and Insights » rendu public par Microsoft, 10,1 % des Togolais âgés de 15 à 64 ans ont eu recours à des outils tels que ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot au cours des trois premiers mois de l’année. Cette progression s’inscrit dans une dynamique continue : le taux d’adoption s’établissait à 9,3 % au second semestre 2025, après 8,7 % au premier semestre de la même année. L’étude, qui s’appuie sur des données télémétriques agrégées et anonymisées, pondère ses résultats en fonction de la couverture internet, du parc d’appareils connectés et de la démographie de chaque pays.
La hausse enregistrée au Togo reflète un engouement croissant pour les usages numériques, stimulé par la démocratisation des smartphones, l’expansion de l’internet mobile et l’attrait manifeste des jeunes générations pour les solutions d’assistance à la rédaction, au codage informatique ou à la création de contenus. Avec ce score de 10,1 %, le Togo se hisse au niveau de ses voisins immédiats. Le Bénin, le Ghana, le Nigeria, le Mali et le Niger affichent des taux d’adoption comparables, formant un bloc intermédiaire sur le continent.
Loin devant, l’Afrique du Sud caracole en tête du classement africain avec 23,1 % d’utilisateurs. Elle devance la Namibie (15,1 %), le Gabon et la Libye (15 % chacun). Au plan mondial, les Émirats arabes unis confirment leur statut de marché le plus mature avec un taux d’adoption exceptionnel de 70,1 %, suivis par Singapour (63,4 %) et la Norvège (48,6 %). Le rapport de Microsoft met en lumière un écart grandissant entre les économies développées et les pays du Sud. Le taux moyen d’utilisation de l’IA générative atteint désormais 27,5 % dans l’hémisphère Nord, contre seulement 15,4 % dans le Sud global. Parmi les principaux obstacles identifiés en Afrique figurent les déficits d’accès à l’électricité, la qualité inégale de la connectivité internet et le manque de compétences numériques, autant de freins structurels qui ralentissent la diffusion de ces technologies.



