Infos

Transport aérien : La « Déclaration de Lomé » adoptée pour accélérer le ciel unique africain

Les ministres africains du Transport aérien ont adopté mardi à Lomé la déclaration de politique ministérielle qui clôture deux jours de travaux de haut niveau. Le document, sobrement baptisé « Déclaration de Lomé », fixe un cap : faire du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) une réalité opérationnelle. Plus question de déclarations d’intention. Place à la mise en œuvre.

Le MUTAA, projet phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, promet un ciel africain unifié, libéralisé, compétitif et sûr. La déclaration adoptée à Lomé en rappelle la philosophie : une meilleure connectivité entre les capitales, un accès élargi au transport aérien, un soutien au commerce et au tourisme, un renforcement des chaînes de valeur régionales. Le tout en complémentarité avec la Zone de libre-échange continentale africaine, dont le MUTAA est le pendant logistique.

Lire aussi : Transport aérien : Aux côtés de Paul Kagamé, Faure Gnassingbé plaide pour un ciel africain plus ouvert et plus compétitif

Mais les ministres ont surtout insisté sur l’urgence de « passer de l’engagement renouvelé à la mise en œuvre effective ». La formule dit tout du chemin encore à parcourir. Restrictions d’accès au marché, coûts élevés, lourdeurs administratives, déficits réglementaires, contraintes financières : les obstacles sont identifiés. La déclaration les nomme sans détour.Le texte adopté articule la transformation du transport aérien africain autour de quatre piliers. D’abord, rendre le MUTAA opérationnel en traduisant les engagements politiques en décisions concrètes. Ensuite, améliorer l’accessibilité et la compétitivité de la connectivité aérienne pour les passagers comme pour les marchandises. Puis, mettre le fret, les corridors logistiques et les chaînes de valeur au cœur de la stratégie, en lien avec la ZLECAf. Enfin, bâtir un écosystème aérien solide, fondé sur les compétences, les systèmes numériques, une réglementation moderne et la résilience.

Trois engagements pour Lomé

Pour le ministre togolais des Transports, Komlan Loukou-Kadjé, cette déclaration est une « promesse d’une meilleure connectivité entre nos pays, d’un accès élargi au transport aérien, d’un soutien concret au commerce et au tourisme, et d’un renforcement des chaînes de valeur régionales ». Il a identifié trois leviers pour transformer l’essai : un engagement collectif à accélérer le MUTAA, un élan de solidarité en faveur de la Commission africaine de l’aviation civile pour 2026-2028, et le renforcement de cette même CAFAC avec un financement consolidé.

La « Déclaration de Lomé » restera comme l’acte fondateur d’une nouvelle séquence pour l’aviation africaine. Reste à transformer ce cadre ministériel en décisions tangibles. Les prochains mois diront si Lomé a marqué le début de la mise en œuvre, ou simplement une nouvelle étape dans la série des déclarations. L’ambition est là. L’urgence aussi.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page