La Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, a reçu hier lundi une importante délégation du Groupe de la Banque mondiale à Lomé. Cette rencontre de haut niveau, avait pour objectif de passer en revue les programmes de prévention et de sécurité des communautés face à un environnement régional sous pression.
C’est autour de Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice de division pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, que les équipes de l’institution de Bretton Woods ont retrouvé les Secrétaires généraux des ministères sectoriels togolais. L’ordre du jour était consacré à des « échanges stratégiques » portant sur la prévention et le renforcement de la sécurité des communautés, conformément aux orientations du chef de l’État, Faure Gnassingbé. Le contexte de cette réunion est celui d’une région ouest-africaine confrontée à des pressions sécuritaires croissantes, particulièrement ressenties dans les régions septentrionales du Togo. Face à cette menace, le gouvernement a développé une réponse multidimensionnelle. Lors des discussions, il a été rappelé que la stratégie nationale s’articule autour de trois piliers complémentaires : le CIPLEV (Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent), l’opération militaire Koundjoaré, et le PURS (Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés), dont le champ d’action a désormais été étendu à l’ensemble du territoire national. Cette approche vise à conjuguer l’effort militaire avec des initiatives de développement local pour éviter que l’insécurité ne trouve un terreau dans les fragilités sociales et économiques.

La transition entre IDA20 et IDA21 au cœur des discussions
Les travaux de ce lundi interviennent à un moment charnière de la coopération entre Lomé et la Banque mondiale. Le premier cycle de l’Allocation pour la Prévention et la Résilience (PRA), mise en place dans le cadre de la reconstitution des ressources de l’IDA20, arrive en effet à son terme. Cette rencontre a donc servi de plateforme d’évaluation pour tirer les enseignements de ce cycle qui s’achève. L’objectif, à présent, est d’utiliser ces retours d’expérience pour éclairer et orienter les futurs engagements dans le cadre de l’IDA21. Il s’agit de garantir que les prochains financements et programmes soient en parfaite cohérence avec les priorités nationales du Togo et les réalités observées sur le terrain. À l’issue de la rencontre, Sandra Ablamba Johnson, également Gouverneur du Togo auprès de la Banque mondiale, a salué « la qualité du partenariat stratégique » unissant son pays au Groupe de la Banque mondiale. Elle a réaffirmé la détermination des autorités togolaises à « consolider les acquis » et à « accélérer la résilience communautaire », un axe jugé essentiel pour une stratégie de prévention durable dans les zones les plus vulnérables.



















