
En marge du sommet FII PRIORITY Europe, le Président du Conseil Faure Gnassingbé s’est entretenu hier jeudi à Rome avec Yasir ben Othman Al-Rumayyan. Le Gouverneur du Fonds public d’investissement d’Arabie Saoudite (FIP) et président du FII Institute a fait le point sur les projets en cours. Les deux hommes ont surtout évoqué les perspectives de co-investissement dans plusieurs secteurs clés de l’économie togolaise.
La filière cotonnière togolaise était au centre des discussions. Le FIP, qui détient déjà des participations dans plusieurs entreprises opérant sur le continent, étudie les moyens de redynamiser ce secteur stratégique pour l’économie nationale. L’ambition est de renforcer la contribution du coton à la création de valeur locale, au-delà de la simple exportation de fibre brute.
Les échanges ont également porté sur l’agro-transformation, l’industrie et les activités portuaires. Autant de secteurs tels que le port de Lomé, les corridors logistiques, la digitalisation des procédures où le Togo dispose d’atouts, et où le FIP peut apporter le capital patient nécessaire aux investissements structurants. Le Fonds public d’investissement saoudien n’est pas un inconnu en Afrique. Principal fonds souverain du Royaume, il détient un portefeuille diversifié sur le continent. Certaines des entreprises dans lesquelles il est investi sont déjà présentes au Togo. Cette rencontre de Rome confirme l’intérêt croissant de Riyad pour Lomé, perçue comme une porte d’entrée vers le marché ouest-africain.
Pour le Togo, ce dialogue de haut niveau valide une stratégie : mobiliser des partenariats financiers d’envergure pour accélérer la transformation structurelle de l’économie. Le Président du Conseil, qui avait plaidé quelques heures plus tôt pour un « capital patient » finançant des « systèmes productifs », trouve avec le FIP un interlocuteur qui parle le même langage. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de consolider leur coopération. Les prochains mois diront si les intentions se traduisent en projets. Mais la dynamique est lancée. Le Togo ne se contente plus de ses partenaires traditionnels. Il élargit le cercle. Et le cercle répond présent.



