
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, est ce mardi 18 novembre à Moscou pour une visite officielle, sur invitation de son homologue russe, le Président Vladimir Poutine. Cette rencontre bilatérale de haut niveau vise à donner une nouvelle impulsion à la coopération entre les deux pays. Selon un communiqué de la Présidence du Conseil de la République Togolaise, les deux leaders auront un entretien en tête-à-tête ce mercredi 19 novembre au Kremlin. Leurs discussions seront consacrées au « renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de la diplomatie, de l’économie, du commerce, de l’agriculture, de l’énergie, de la formation et de la sécurité alimentaire ». Leurs échanges porteront également sur une vision commune des grands défis internationaux, tels que « la paix et la sécurité régionales, le changement climatique [et] les objectifs de développement durable ».
Cette visite de deux jours, revêt aussi une dimension économique et sécuritaire significative. Le chef de l’État togolais est accompagné d’une délégation d’acteurs privés, avec l’objectif de négocier des accords dans les secteurs des transports et des infrastructures, comme le rapporte Africa Intelligence. La question du négoce agricole, et plus particulièrement la facilitation de l’importation d’engrais russes pour la sous-région ouest-africaine, figure également en bonne place sur l’agenda. Sur le plan de la sécurité, les deux pays entretiennent des relations étroites. Africa Intelligence rappelle que la Douma a récemment ratifié, en octobre, un accord de coopération militaire entre Lomé et Moscou. Cet accord cadre « la formation des Forces armées togolaises (FAT), l’échange de renseignements et des exercices conjoints ». La situation sécuritaire au Sahel, et particulièrement au Mali, est un autre sujet de préoccupation commune qui sera abordé par les deux présidents, surtout dans un contexte où Bamako, la capitale est actuellement menacée par les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim).
Cette visite, la première du président Gnassingbé en Russie depuis six ans, s’inscrit dans la continuité des consultations régulières entre les deux nations et témoigne de la volonté commune de consolider un partenariat stratégique et mutuellement bénéfique.


















