Malgré une conjoncture mondiale marquée par une succession de crises multiformes, le Togo continue de se distinguer par une solide croissance et une résilience économique. Un profil que saluent plusieurs institutions internationales telles que le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM).
Dans un rapport publié en 2023, le célèbre think tank anglais The Economist Intelligence Unit (EIU) classait déjà le Togo dans le Top 20 des économies au monde qui devraient enregistrer les plus forts taux de croissance en 2024. Ce que confirme le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) dans son nouveau de février 2024 dénommé: « Performances et perspectives macroéconomiques de l’Afrique ».
Selon ce rapport, le Togo figure parmi les 11 pays africains sur les 20 au monde qui devraient avoir les croissances les plus fortes. « Les prévisions de croissance de l’Afrique reflètent les efforts des pays pour diversifier leurs économies et pour mettre en œuvre des politiques nationales qui inversent l’augmentation du coût de la vie et stimulent la consommation privée », ont écrit les auteurs.
La croissance du Togo est projetée à 6% en 2024, le positionnant à la 10è place devant l’Ouganda. Il est devancé par le Niger (11,2 %), le Sénégal (8,2 %), la Libye (7,9 %), le Rwanda (7,2 %), la Côte d’Ivoire (6,8 %), l’Éthiopie (6,7 %), le Bénin (6,4 %), Djibouti (6,2 %), et la Tanzanie (6,1 %).
Selon l’institution financière, de nombreux facteurs expliquent ces variations interrégionales qui sont entre autres la diminution de la dépendance à l’égard des produits de base grâce à la diversification économique, l’augmentation des investissements stratégiques dans les secteurs de croissance clés et la hausse de la consommation publique et privée. Les facteurs externes tels que l’évolution des principaux marchés d’exportation favorisent cette performance.
Au Togo, ce sont l’augmentation de la production agricole, l’expansion du secteur des services et les réformes visant à renforcer la participation du secteur privé dans les domaines de l’énergie et de l’exploitation minière qui stimuleront la croissance en 2024.


















