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« Deep Dive » : Le gouvernement et le secteur privé main dans la main pour porter la Vision 2040

C’était un atelier à jauge réduite, mais les ambitions affichées n’avaient rien de discret. Le 30 juillet dernier, à Lomé, le gouvernement a réuni le patronat, la Chambre de commerce, les grandes entreprises, la Banque mondiale et des experts internationaux pour une session de travail dense, baptisée « Deep Dive ». Au centre de la table : le rôle que le secteur privé devra jouer pour que le Togo double le niveau de vie de sa population et ramène la pauvreté sous les 15 % d’ici 2040.

« Le cap fixé par le Président du Conseil est sans ambiguïté : doubler, à l’horizon 2040, le niveau de vie moyen des Togolais, et ramener le taux de pauvreté sous la barre des 15 %. Une ambition d’une telle envergure appelle nécessairement l’avènement d’un nouveau modèle de croissance, davantage porté par l’investissement privé », a rappelé Sandra Ablamba Johnson, ministre secrétaire générale de la Présidence du Conseil, qui ouvrait les travaux au nom du chef de l’exécutif.

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L’atelier n’avait rien d’un séminaire académique. Il s’agissait, selon les mots de la ministre, « d’esquisser, avec pragmatisme et lucidité, un plan d’action opérationnel destiné à ériger le secteur privé togolais en véritable partenaire stratégique de notre transformation économique ». Concrètement, les participants ont passé au crible les freins à l’investissement, les goulets d’étranglement réglementaires et les secteurs à fort potentiel : agro-industrie, logistique, transport, énergie.La Société financière internationale (SFI), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, était représentée par sa directrice pour la division Golfe de Guinée, Nathalie Kouassi Akon. L’institution n’est pas un partenaire symbolique : entre 2020 et 2025, elle a mobilisé près de 320 millions de dollars au Togo, principalement dans les infrastructures, la logistique, l’industrie et les services financiers.

Les données présentées au cours des échanges donnent du corps à l’ambition. Le stock d’investissements directs étrangers (IDE) au Togo a progressé de 27,3 % en 2025, pour atteindre 2,063 milliards de dollars. Les réformes douanières et foncières, couplées au développement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé et à la modernisation du Port autonome de Lomé, commencent à produire leurs effets.

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« L’atteinte de ces objectifs nécessite une transformation structurelle de l’économie, et donc un nouveau modèle de croissance davantage tiré par l’investissement privé afin de créer plus de richesses et d’emplois », a insisté Sandra Ablamba Johnson. Du côté des entreprises, le ton était à l’engagement. « Le secteur privé s’engage à accroître significativement ses investissements dans les secteurs prioritaires que sont l’industrie, l’agro-industrie, les infrastructures, la logistique, l’énergie, le numérique et les services à forte valeur ajoutée », a déclaré Charles Kokouvi Gafan, président de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET).La session du 30 juillet s’inscrit dans la continuité du séminaire gouvernemental de juin, qui avait posé les bases de la nouvelle feuille de route 2026-2031. Elle constitue l’une des premières étapes d’un dialogue que les autorités veulent institutionnaliser. Avec un message simple : le secteur privé ne sera pas le spectateur de la Vision 2040. Il devra en être le moteur.

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