Les épithètes des institutions et des organismes internationaux sont récurrentes et positives pour le Togo depuis quelques années. Elles ne sont d’ailleurs pas prêtes à s’arrêter. Hier jeudi, la Banque Mondiale lors de sa revue de portefeuille avec le gouvernement togolais, a dévoilé les indicateurs significatifs et les performances encourageantes du pays au titre de ses engagements. En face de Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence, Fily Sissoko, Représentant pays de la Banque mondiale pour le Togo est revenu sur les résultats de ces dernières années. Selon lui, entre 2018 et 2023, le portefeuille de la Banque Mondiale a quadruplé du fait des réformes structurelles impulsées par le gouvernement. « Sur le plan opérationnel, le Togo se distingue par un taux de décaissement exceptionnel, le plus élevé en Afrique centrale et de l’Ouest, soit 43 % au 30 juin 2023 », s’est-il enthousiasmé.

« L’amélioration sensible notée ces derniers mois est le fruit non seulement des réformes mais surtout des résultats tangibles de la diplomatie active du Président de la République en l’occurrence la visite effectuée au siège de la Banque Mondiale en octobre 2022 en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale », a répondu Sandra Johnson. Ces réformes sont entre autres l’amélioration du climat des affaires, les avancées en matière d’évaluation des politiques et institutions nationales et surtout la promotion de la sécurité alimentaire qui permet au pays de se positionner comme un acteur stratégique clé en Afrique. D’un montant actuel de 1 199 millions de dollars à travers un arsenal de 16 projets en cours, soit 7 projets nationaux, 9 projets régionaux et un appui budgétaire, le portefeuille de l’institution vise surtout à soutenir le capital humain, lutter contre la pauvreté, renforcer les infrastructures et promouvoir la croissance économique.

Dans les détails, 452,1 millions de dollars sont dédiés aux projets nationaux, 597 millions de dollars aux projets régionaux, et enfin 150 millions de dollars en appui budgétaire. En raison par ailleurs de l’efficacité du gouvernement sous la coupole du Président de la République, Faure Gnassingbé, l’engagement global pourrait connaître une hausse au cours des trois prochaines années et atteindre 2 milliards de dollars. « Face aux défis alarmants de l’heure, l’accélération de la préparation et de l’exécution des projets reste cruciale pour l’atteinte des objectifs de développement (…) Nous sommes en fin de cycle pour la plupart de nos projets », a indiqué Sandra Ablamba Johnson en insistant que les projets à venir connaîtront plus d’efficacité et de célérité à la fois au niveau du décaissement et des impacts sur les populations.

En exemple, le projet IDEA (Increased Digital Connectivity and Electricity Access), dont l’enveloppe globale est de 200 millions de dollars, un record en perspective pour le Togo. Ce projet permettra à tout point de vue d’améliorer la connectivité numérique et l’accès à l’électricité à partir du réseau de la défunte CEB que partageaient le Bénin et le Togo. A cet effet, rassure Sandra Johnson, également Gouverneure de la Banque Mondiale pour le Togo a des réformes sont en cours pour « améliorer la gouvernance et la gestion sociale ». Un décret serait d’ailleurs sur la gouvernance des projets financés par les institutions multilatérales serait d’ailleurs sur la table et sera signé par le Chef de l’État dans les prochains jours.
















