
Le gouvernement togolais et le Système des Nations unies au Togo ont tenu, en fin de semaine dernière et plus précisément le vendredi 20 février 2026 à Aného, la session stratégique du comité de pilotage conjoint du Cadre de coopération pour le développement durable (2023-2026). Présidée par Sandra Ablamba Johnson, ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, cette rencontre intervient à un moment charnière, marqué par l’achèvement de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 et la préparation d’une nouvelle stratégie nationale de développement alignée sur les priorités de la 5ᵉ République. Signé le 14 février 2023, ce cadre de coopération s’articule autour de trois axes majeurs : promouvoir une croissance inclusive et durable, améliorer le capital humain et l’accès aux services sociaux, et consolider la cohésion sociale par une gouvernance inclusive et redevable. Trois ans après son lancement, les chiffres présentés témoignent d’avancées significatives sur le terrain.

Dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement, plus de 107 630 petits producteurs ont vu leur productivité s’accroître grâce à un accompagnement structuré, à des formations ciblées et à un meilleur accès aux intrants et aux dispositifs de crédit. Parallèlement, 88 500 hectares d’aires protégées sont désormais gérés de manière durable et plus de trois millions de plants ont été mis en terre, contribuant à la préservation de la biodiversité et à la restauration des écosystèmes. Sur le front social, les réalisations sont tout aussi substantielles. Dans le secteur de la santé, 113 204 accouchements ont été assistés et environ 100 000 personnes vivant avec le VIH ont bénéficié d’un traitement, renforçant significativement la prise en charge médicale des populations vulnérables. Plus de 6000 victimes de violences basées sur le genre ont par ailleurs été prises en charge. Côté éducation, 64 000 enfants bénéficient de cantines scolaires grâce à l’approvisionnement en vivres issues de producteurs locaux, favorisant à la fois leur assiduité et les performances scolaires. Quelque 64 salles de classe ont été construites ou réhabilitées, 83 forages réalisés, et plus de 100 000 actes de naissance et jugements supplétifs délivrés, consolidant ainsi les droits et la protection des enfants. L’ensemble de ces avancées, examinées au cours de cette session, illustre une approche résolument orientée vers l’impact réel, dans l’esprit d’une « République de résultats » chère au chef de l’État, où chaque action publique se mesure à ses effets tangibles sur le bien-être des citoyens. Comme l’a rappelé Sandra Ablamba Johnson, « le Président du Conseil a lancé un appel solennel à faire de la Vè République, une République de résultats, une République de proximité et une République d’équité dans laquelle chaque citoyen partout où il se trouve sur le territoire ait un accès équitable aux services sociaux de base et se sente protégé ».

Dans la perspective d’un partenariat toujours plus agissant, le gouvernement et les agences onusiennes ont procédé aux ajustements stratégiques nécessaires et validé le Plan de travail annuel conjoint 2026. La représentante du gouvernement a présenté les nouvelles exigences de l’exécutif, portant notamment sur l’amélioration de la qualité de la dépense publique, le renforcement du suivi-évaluation et de la mesure des impacts, ainsi que l’alignement strict des plans de travail sur les priorités nationales. L’exploration d’un fonds fiduciaire multipartenaire, ou « basket fund », est également prévue pour optimiser la mobilisation des ressources et renforcer la coordination entre partenaires. Prenant la parole à cette occasion, Coumba Sow, Coordonnatrice Résidente du Système des Nations unies au Togo, a salué « la vision et le leadership du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé qui ont permis la progression du Togo dans l’Indice de développement humain, la consolidation des institutions de la 5ᵉ République, l’amélioration du climat des affaires, l’engagement renouvelé pour la décentralisation, l’inclusion sociale et la cohésion nationale ». Elle a réaffirmé la détermination de son institution à accompagner le Togo dans l’atteinte des nouveaux objectifs, conformément aux ambitions gouvernementales, alors que s’approche l’horizon 2030. Le partenariat entre le Togo et le Système des Nations unies s’affirme plus que jamais comme un levier déterminant de croissance inclusive, de cohésion sociale et de transformation structurelle, dans l’approche « Delivering as One » qui engage les deux parties sur la voie de la performance et de la responsabilité mutuelle.














