
Le Togo accélère sa stratégie de sécurité et de sûreté nucléaire.
Réuni en Conseil des ministres le mercredi 1er avril 2026, l’exécutif a adopté deux projets de loi autorisant l’adhésion du pays à deux instruments internationaux majeurs : la Convention sur la sûreté nucléaire, adoptée à Vienne le 17 juin 1994, et la Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires, adoptée le 21 mai 1963. Une décision qui s’inscrit dans la continuité des réformes engagées ces dernières années par les autorités togolaises dans ce domaine stratégique. Ces adhésions visent à consolider le dispositif juridique togolais en matière de gestion des risques liés au nucléaire. L’objectif est double : mieux protéger les populations et l’environnement contre les effets des rayonnements ionisants, tout en renforçant les mécanismes de prévention des accidents dans les installations nucléaires civiles. Pour le gouvernement, il s’agit de doter le pays d’un arsenal législatif à la hauteur des enjeux sanitaires, environnementaux et sécuritaires que soulève l’utilisation des technologies nucléaires.
La Convention de Vienne relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires permettra au Togo de se doter d’un cadre harmonisé en matière d’indemnisation. Ce dispositif précise les obligations des exploitants en matière d’assurance et de garanties financières, tout en définissant les règles applicables en cas de dommages, notamment la compétence juridictionnelle et les modalités de réparation. Une avancée significative pour sécuriser les acteurs et rassurer les populations. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plusieurs années. En 2020, le Togo s’était déjà doté d’une loi relative à l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique de l’énergie nucléaire, suivie de la création de l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires.
Depuis septembre 2025, le pays siège au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), renforçant ainsi sa présence et son engagement dans la gouvernance mondiale du secteur. Une reconnaissance internationale qui témoigne de la crédibilité croissante du Togo sur ces questions sensibles.



