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Grands Lacs : La réunion de Lomé débouche sur un plan d’action en 15 jours

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a présidé ce hier à Lomé la réunion semestrielle de haut niveau sur la crise dans l’Est de la RDC et la région des Grands Lacs. Le Médiateur désigné de l’Union africaine avait à ses côtés le Collège des facilitateurs, les représentants des Nations unies, de la CAE, de la CEEAC, de la SADC, de la CIRGL et du CICR. Au menu de cette deuxième journée : évaluer le chemin parcouru et fixer les priorités des mois à venir. En ouvrant les travaux, le Président du Conseil a salué les progrès accomplis depuis la réunion fondatrice de janvier. « Nous avons franchi une étape importante depuis le mois de janvier en mettant davantage d’ordre dans l’architecture de la médiation africaine. Je suis convaincu que cette rencontre marque une avancée significative dans l’amélioration de notre action collective et dans la recherche de solutions durables à cette crise », a-t-il déclaré.

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Le Médiateur a également rappelé l’esprit dans lequel il conduit sa mission : « Nous poursuivrons cette mission avec humilité, détermination et persévérance. Malgré les difficultés, nous constatons également l’existence de nombreuses bonnes volontés prêtes à nous accompagner dans cette recherche de la paix. » La réunion a débouché sur des décisions concrètes. Trois axes ont été retenus pour le second semestre 2026.

Primo, le renforcement de la coordination interne. Le Bureau du Médiateur, le Panel des facilitateurs, la Commission de l’Union africaine et le Secrétariat conjoint indépendant devront travailler en synergie renforcée. Secundo, la structuration d’une contribution africaine aux processus complémentaires de Washington et de Doha. L’objectif est d’en accroître l’appropriation continentale, d’en renforcer la légitimité et d’en faciliter la mise en œuvre sur le terrain.

Et tertio, l’appel à l’ensemble des États et organisations impliqués à renforcer leur coopération dans un esprit de solidarité, tout en respectant les mandats définis dans l’architecture de médiation adoptée à Lomé le 17 janvier 2026. Les participants ont arrêté des mesures opérationnelles sans délai. Les plans de travail des membres du Panel des facilitateurs seront ajustés pour le second semestre. Un plan d’action détaillé, précisant les modalités de mise en œuvre des décisions, sera élaboré dans un délai de quinze jours.

Les parties prenantes ont salué le leadership du Président du Conseil, qui place le dialogue inclusif, la coordination des initiatives et la recherche de solutions africaines au cœur du processus. Elles se sont engagées à mettre en œuvre avec diligence et cohérence les décisions adoptées, et à honorer les engagements souscrits pour l’avènement d’une paix durable dans l’Est de la RDC et les Grands Lacs. Deuxième rencontre présidée par le Médiateur à Lomé, cette session confirme la montée en puissance de la facilitation africaine. Elle consolide le cadre défini en janvier et fixe une feuille de route exigeante pour les mois à venir. Le processus avance. Avec méthode. Sous l’impulsion togolaise.

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