Économies

UEMOA : Le Togo affiche 69 % de mise en œuvre des réformes communautaires en 2025

La 11e revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA s’est tenue hier 11 mai à Lomé, sous l’autorité du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola. Une rencontre de haut niveau qui a permis de mesurer les avancées du Togo et de tracer les perspectives d’une intégration plus efficace. Le Président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, a remis les conclusions de l’exercice et annoncé un taux de mise en œuvre des réformes de 69 % pour le Togo en 2025. L’évaluation a porté sur 145 textes, contre 132 en 2024. « La revue annuelle est un puissant levier pour le renforcement de l’intégration économique », a-t-il souligné, exprimant sa « profonde gratitude » au Président Faure Gnassingbé pour son « engagement sans faille ».

Instituée par l’Acte additionnel du 24 octobre 2013, la revue annuelle est placée sous la présidence des Premiers ministres et la tutelle des ministres des Finances. Elle permet d’évaluer les actions communes pour atteindre les objectifs du Traité UEMOA. Prononçant le discours de cette phase politique, le ministre Essowè Georges Barcola a ouvert son propos en rappelant que l’exercice trouve son origine dans une proposition togolaise. « L’approfondissement du processus d’intégration au sein de l’Union exige un engagement permanent. Cette citation ne provient pas de moi. C’est par ces termes que Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, s’est exprimé le 6 juin 2012 », a-t-il rappelé. Cette vision a conduit à l’adoption de l’Acte additionnel qui institue la revue annuelle. Pour le ministre Barcola, cette revue « n’est pas un simple exercice de forme » mais « l’expression d’une conviction politique profonde », une « exigence stratégique majeure » et une condition de la souveraineté collective dans un contexte international « compétitif et polarisé ».

Le bilan, a-t-il assumé, est « contrasté, sans complaisance ni fatalisme ». Avant d’ajouter : « La vérité, même lorsqu’elle dérange, est préférable à l’illusion du confort. » Il a rappelé que la transposition des directives « n’est pas une option, mais une obligation » qui engage la crédibilité des États et de l’Union. Le ministre a salué l’UEMOA comme « moteur de transformation structurelle », citant trois réformes majeures : la budgétisation par programme, qui a reconfiguré les finances publiques ; l’harmonisation des procédures douanières, qui a facilité les échanges ; et la surveillance multilatérale, qui a renforcé la gouvernance économique. Ces acquis, « fruit de décennies d’efforts collectifs », doivent être « défendus, consolidés et amplifiés ».

Le Commissaire Mohamadou Gado a présenté en détail les résultats techniques. Les échanges qui ont suivi ont permis aux membres du Gouvernement présents dont entre autres Badanam Patoki, Sani Yaya, le Professeur Gado Tchangbedji, Isaac Tchiakpe, Koffi Tessi et le Secrétaire général du Gouvernement Stanislas Bamouni Baba de répondre aux préoccupations et de prendre des engagements pour une meilleure mise en œuvre des réformes. La remise officielle du Mémorandum de la Revue annuelle 2025 et une photo de famille ont clos cette rencontre. La Guinée-Bissau constitue la prochaine étape du périple de la Commission de l’UEMOA.

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