
Le 10 décembre 1948, au terme de deux années de négociation, « la déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) fut adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies (ONU). 75 ans plus tard, ce texte qui consacre la déclaration des droits de l’homme et des libertés est célébré par la communauté internationale en suisse.
A l’occasion de cette célébration à Genève, Madame le Premier Ministre, Victoire Tomegah Dogbé représentant le Chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé, a présenté les engagements du Togo au titre de l’initiative « Droits Humains 75 » à laquelle le pays a souscrit.
« Le Togo s’engage d’ici à fin 2024, à adopter une loi sur les modalités de reconnaissance et de protection des défenseurs des droits de l’homme ; à 2025, à améliorer l’accès à l’eau potable des localités à 1500 habitants par la réalisation de 1250 forages équipés de pompes à motricité humaine et la construction de 1245 postes d’eau autonomes à pompage solaire, et à 2028, à créer un centre de formation des éducateurs et professionnels en langues de signes. En outre, le Togo s’engage formellement à réaliser l’assurance maladie universelle pour tous à compter de 2024 » a déclaré la chef du gouvernement.
Parmi ces engagements importants qui visent à renforcer et à promouvoir les droits humains figure la promesse de l’adoption avant la fin de l’année 2024 d’une loi portant « Reconnaissance et protection des défenseurs des droits de l’homme ».
La société civile togolaise, dont les actions sont liées aux questions des droits de l’Homme, de l’Etat de droit et de la gouvernance démocratique, trouvera ainsi un cadre juridique approprié pour soutenir les efforts de l’exécutif vers un accès universel aux droits et libertés fondamentales.
Ces engagements du Togo sont orientés vers trois axes spécifiques notamment l’assurance maladie universelle pour tous, l’accès à l’eau potable et la protection des défenseurs des droits humains.
Ils s’inscrivent dans les obligations internationales du pays en matière de droits humains et font partie intégrante de la vision du Président de la République et de la politique nationale de développement du pays. Ces engagements s’arriment à ses efforts continus de mise en œuvre de ses obligations internationales en matière des droits humains, a conclu madame le premier ministre dans son allocution de circonstance.
Sur ces dernières années, d’énormes efforts ont été consentis par le Togo en ce qui concerne les droits de l’homme. Entre autres, le Togo a adhéré aux 9 principaux instruments internationaux de promotion et de protection des droits de l’homme de l’ONU, et a renforcé sa protection envers les seniors et les migrants à travers l’adoption d’une loi relative à une charte de l’Union Africaine.
Le Togo a poursuivi sur sa dynamique positive en renforçant la liberté d’expression et d’opinion, en engageant en 2021 une réforme du cadre juridique de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). Le Togo a également mis en œuvre un Plan national de développement sanitaire (PNDS) 2017-2022, conformément aux ODD, comprenant la mise en place d’une couverture sanitaire universelle dont l’opérationnalisation effective est annoncée pour janvier 2024.
D’autres actions importantes ont également été effectuées dans la réduction de l’apatridie, la politique du bien-être des enfants, l’amélioration de l’accès à l’éducation, la décentralisation et l’harmonisation des lois, la protection sociale et de la santé, l’observation des droits des femmes, la réduction de la pauvreté, la politique carcérale, le dialogue politique et la refonte du code électoral, la gouvernance liberté de presse, de conscience et de religion, entre autres.
A l’instar du Togo, d’autres pays de l’ONU se sont consacrés au même exercice. Un segment de haut niveau sur la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde a meublé la journée du 12 décembre. Ces différentes activités ont marqué l’apothéose de l’initiative des 11 et 12 décembre 2023, à Genève, avec la participation des centres régionaux et du monde en ligne.
En marge des travaux, le groupe des Ambassadeurs de six pays africains à Genève notamment, le Botswana, la Djibouti, la Namibie, le Rwanda, le Sénégal et le Togo a co-organisé un panel qui a été présidé par la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé.
Les échanges ont essentiellement porté sur l’engagement de l’Afrique dans la promotion de la participation des femmes dans la vie publique et politique.
Ces assises étaient également l’occasion pour le Togo de partager son expérience en matière de promotion de la femme à travers l’inclusion financière et l’autonomisation des femmes. Une des priorités que le Togo a inscrites au cœur de l’ambition de développement du pays à travers sa feuille de route gouvernementale 2020-2025.


















