Énergie

Électricité : Les indicateurs de qualité s’améliorent, la vétusté du réseau reste un défi

Le courant passe mieux à Lomé. Les indicateurs de performance du réseau de distribution de la capitale togolaise ont enregistré une amélioration globale en 2024, selon les données du ministère délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières et de la CEET. Ces résultats sont le fruit d’un contrat d’objectifs entre l’État et la compagnie d’électricité, dont le suivi est assuré par l’Autorité de Réglementation du Secteur de l’Électricité.

Deux indicateurs clés sont en baisse. Le SAIFI, qui mesure le nombre moyen d’interruptions par client et par an, est passé de 28 en 2022 à 23 en 2024, soit une diminution de près de 18 %. Le SAIDI, qui calcule la durée moyenne d’interruption par client, a reculé de 57 heures en 2022 à 52 heures en 2024, soit une baisse de 8,77 %.Ces résultats s’inscrivent dans une tendance continue depuis 2020, année où Lomé enregistrait 33 interruptions pour une durée cumulée de 69 heures par client. Les interruptions prises en compte incluent les incidents techniques, les maintenances programmées, les black-out et les délestages de plus de cinq minutes.

Un indicateur reste toutefois orienté à la hausse. Le CAIDI, qui mesure la durée moyenne d’une interruption individuelle, est passé de 2,04 heures en 2022 à 2,27 heures en 2024, soit une augmentation de 11,27 %. Cette dégradation est attribuée à la vétusté de certaines lignes et à l’insuffisance des outils mis à disposition des équipes de dépannage.

La tendance générale reste positive. Le suivi assuré par l’ARSE garantit une évaluation indépendante des performances. Les marges de progression identifiées que sont la modernisation du réseau, le renforcement des équipes d’intervention  dessinent les priorités des prochains mois pour la CEET.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page