Il est jusqu’ici le seul Chef d’État de la sous-région à promouvoir le dialogue et à maintenir un lien de confiance avec les juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso, en Guinée et tout récemment au Niger. Dans la droite ligne d’une stratégie diplomatique axée sur la paix, Faure Gnassingbé a continué par privilégier la conciliation pour des transitions pacifiques. Ce lundi, il vient d’être sollicité par les autorités nigériennes comme le facilitateur entre le Niger, encore sous sanctions des organisations sous-régionales, et l’ensemble de la communauté internationale. Une délégation de haut niveau de la junte nigérienne a été, à cet effet, reçue aujourd’hui à Lomé par le Chef de l’État togolais. En discussion entre les deux parties, l’isolement du Niger sur la scène internationale, les nombreuses pressions dont le pays est l’objet depuis le 26 juillet 2023 et surtout les solutions pour un retour à une situation normale.
« La délégation et moi-même avons été reçus en audience par Son Excellence, le Président Faure Gnassingbé au sujet des sanctions iniques et cyniques de la CEDEAO contre notre pays le Niger. Au-delà de ces sanctions et la guerre que certains Etats ont déclarée contre le Niger, nous comptons fort heureusement sur des amis tels que le Togo à nos côtés (…) Nous avons demandé et exigé à ce que les États-Unis et Togo soient les Etats garants du désengagement militaire des troupes françaises au Niger », a indiqué le porte-parole de la délégation.
Selon Robert Dussey, le Ministre des Affaires étrangères du Togo, Faure Gnassingbe a accepté cette mission de faciliter le dialogue entre le Niger et la communauté internationale. « Le Togo a toujours été du côté de la paix. Le Togo s’oppose à toute prise du pouvoir par la force. Le Togo s’oppose à tout coup d’État. Mais dans la situation particulière du Niger, le Togo comprend et veut vous aider pour qu’enfin dans notre région, il y ait la paix, l’harmonie et la stabilité », a-t-il rassuré avant d’ajouter la volonté du Président Faure Gnassingbé « d’aider la CEDEAO pour que toute la région ne s’ébranle pas ».
Robert Dussey a également confirmé la mise en place du Groupe de soutien pour la transition au Niger sous l’égide de l’Alliance Politique Africaine (APA), un creuset réunissant l’Angola, le Burkina Faso, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée, la Libye, le Mali, la Namibie et la Tanzanie. C’est dire que le Togo reste fidèle à sa réputation de résolution des crises. Les interventions discrètes mais efficaces de Faure Gnassingbé en vue de trouver des solutions diplomatiques à des situations parfois tendues ont fini par établir son leadership incontesté pour la consolidation de la paix sociale et la stabilité dans la sous-région, au Sahel et sur le continent.



















