
Le gouvernement togolais renforce son arsenal de protection des consommateurs. Le Conseil des ministres, réuni jeudi 30 juillet, a adopté un décret instituant un mécanisme national d’évaluation de la conformité des produits locaux et importés avant leur commercialisation. Une première qui place la qualité au cœur de la stratégie économique nationale.
Le texte fixe un triple objectif. « Ce dispositif vise notamment à assurer le respect des exigences de qualité, de sécurité et de performance applicables aux produits, à promouvoir une concurrence saine et équitable entre les opérateurs économiques, et à renforcer la traçabilité des produits commercialisés sur le territoire national », précise le communiqué du Conseil des ministres. Concrètement, aucun produit ne pourra être mis sur le marché sans avoir passé ce filtre de conformité.
Une stratégie de conformité plus large
Cette réforme ne sort pas de nulle part. Elle s’inscrit dans une stratégie nationale d’amélioration de la qualité et de renforcement de la compétitivité de l’économie togolaise. « Le gouvernement s’est engagé à garantir la conformité des produits locaux et importés aux normes et règlements techniques en vigueur, afin de renforcer la protection des consommateurs contre les risques liés à la mise sur le marché de produits non conformes et de promouvoir une véritable culture de la qualité », rappelle le communiqué.
Le Togo a déjà posé plusieurs jalons ces dernières années. En 2025, le pays a lancé un processus de validation de 42 normes prioritaires dans les filières du riz, du soja, de la volaille et de l’horticulture, destinées à renforcer la compétitivité des produits agricoles. Le décret du 30 juillet prolonge cette dynamique en y ajoutant un mécanisme de contrôle systématique. L’enjeu est désormais celui de la mise en œuvre. Le décret pose le cadre juridique. Reste à déployer un dispositif de contrôle capable d’assurer un suivi rigoureux des flux de produits.



